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18 Jun

Mets de l'huile ! Ou comment choisir dans la vie ?

Publié par Alice Kara Medium  - Catégories :  #Élucubrations médiumniques !, #Apprentissages

Mets de l'huile ! Ou comment choisir dans la vie ?

 

Bonjour mes anges !!!

 

S'il y a bien un truc qui revient par vagues en ce moment dans mes consultations, c'est "Je ne sais pas quoi faire du tout de ma vie !"

 

Dans la dualité, lorsque l'on se sent séparé de tout ce qui nous entoure, on vis des vies de choix. 

Il y a toujours des milliers de choix qui s'offrent à nous, en tous temps. 

il n'y a pas une seconde dans nos vies ou on a pas un choix à faire. Du plus commun au plus farfelu. Du programme télé au plus grand choix de vie. 

 

Qu'est ce qu'on fait là tout de suite? A quoi je vais bien pouvoir réserver ma prochaine minute ? 

Thé ou café ? Banane ou melon ? York à sa mémère ou berger allemand à son pépère ? 

Certains nous semblent des choix impossibles. 

Changer de travail ? Oui mais pour quoi faire ensuite ?

Changer de partenaire ? mais et si on trouvait pire ? 

Faire un autre nain ? Ou gâter plus le dernier ? 

 

Ces choix sont déterminés bien souvent par ce qui est présent dans nos vies au moment ou nous devons les faire.

 

On observe, on pèse le pour et le contre, on évalue, on se focalise sur ce qui en apparence est le plus important, le moins risqué. Ou, éventuellement, on prend le risque. 

Souvent en dernier recours, quand c'est plus fort que nous, quand il ne reste plus d'autre alternative pour la survie de notre mental. 

 

Ce que je sais aujourd'hui, c'est que les choix que nous faisons semblent venir de nous, mais dans la réalité de la conscience, de l'Univers ou de la source, les choix importent peu. 

Nous mettons beaucoup d'enjeu sur tout, car on se dit que la vie en elle même est importante, que c'est ce que nous avons de plus cher. 

Il n'y a ni libre arbitre, ni prédestination. 

Il n'y a que la vie qui se vit elle même, au travers de nous, petits êtres qui se pensent séparés de la maison mère. 

La vie elle même ne met aucun enjeu dans ce qu'elle Est, ni même dans ce qu'elle nous permet de vivre. La vie Est, avec ou sans nous. 

 

Mais pourtant, les choix continuent de se présenter à nous, et il faut bien à un moment donné leur trouver un camp. 

 

Voici donc mes petites astuces perso pour vous aider à choisir, peu importe le choix qui se présente à vous. 

 

Tout d'abord...

 

1. Choisissez toujours ce qui va vous apporter le plus de bien être. 

 

La vie est courte. Nous avons, aux yeux de l'infini, une espérance de vie qui équivaut à l'espérance de vie d'une cacahuète. Et passer son temps à faire des choix qui vont être chiants à la longue, c'est une aberration. 

Trouvez, sur les possibilités qui se présentent à vous, LA chose qui va le plus actionner en vous la molette "BONHEUR". 

Allez chercher le plaisir là où il se trouve. 

Car si plaisir il y a, le choix que vous ferez vous rendra forcément heureux. 

On nous parle souvent d’intuition, comment savoir en reconnaître une quand elle se présente. L'intuition se veut tout d'abord neutre. A savoir, non teintée de peur. Mais comme nous sommes des petits humains, les guides et tous les zigotos du d'ssus se sont rendus compte que nous marchions beaucoup à l'affectif. Quand on aime, on fonce. 

Du coup, ils utilisent un stratagème simple pour nous faire bouger. Ils nous donnent des envies. Des choses qui vont nous faire du bien, qui vont nous faire plaisir. 

 

Mais ce n'est pas si simple que ça en apparence. Car nous adorons l'auto-flagellation. Du coup, on pense "raison", et on a tendance à préférer la sécurité au plaisir. 

Wuuuuuuuuuuuuuut !

Mauvaise pioche. 

C'est le plaisir qui doit primer. 

Si votre choix c'est partir ou rester, que rester c'est chiant et ça vous emmerde la vie, partez. Si partir vous rend heureux ou vous soulage, partez. Si rester vous met en joie, restez. Simple. Easy fuzzy. 

 

Lorsque le plaisir est là, tout est bien plus simple. Cela nous prend beaucoup moins d'énergie, et en plus le capital bonheur qui en découle n'est vraiment pas à négliger. 

Un travail qui vous enchante, ça n'a pas de prix. (Surtout que "Vous n'avez pas besoin de gagner votre vie, elle est déjà à vous" J'dis ça, j'dis rien, tome 2.)

La vie vous récompensera toujours d'avoir fait un choix qui vous enchante. Surtout qu'en plus, vous serez moins ronchon en rentrant retrouver bobonne et vos nains à la maison, et vous éviterez d'engueuler le chien, qui ensuite, pourrait avoir la furieuse envie de s'en prendre au facteur. 

Oui, les choix que l'on fait par plaisir sont gratifiants, bénéfiques, et c'est le monde entier qui en bénéficie. Il n'en faut pas moins à la vie pour signer avec nous et dire "Bingo".

Il n'y qu'à voir les exemples de gens dans le monde qui ont fait des trucs qui les passionnait, et on fait fortune avec ça. (Si J.K Rowling n'avait pas insisté un peu auprès des éditeurs pour vendre ses bouquins, écrits par passion, y'a plein de mioches qui n'auraient jamais su qu'ils sont des moldus. Dur.) 

Vous êtes forcément doués naturellement pour faire les trucs qui vous passionnent. Alors que, faut l'avouer, on est tous parfaitement nazes à ce qu'on aime pas. (Ma compta en est la preuve !)

Un patron va forcément vous kiffer si vous êtes passionné par ce que vous faites dans la vie. Un patron de resto va forcément vous kiffer si vous allez dans son resto parce que vous kiffez sa cuisine. 

 

Donc, peu importe le choix, que ce soit pour une sortie au resto, ou pour un nouveau job, allez là où vous allez en retirer le plus de bien être. 

Si vous avez deux opportunités, un chinois, ou un italien, ou un poste à responsabilités ou sans, choisissez toujours ce qui, dans l'instant présent, vous enchante le plus. 

Pour un resto, c'est simple, on va aller dans celui qui nous fait le plus envie. Pour un job, cela doit se passer de la même façon, même si rentrent en compte d'autres facteurs que vous énonce votre mental, fidèle serviteur quand il s'agit de vous torpiller la vie. 

Cela nous amène au deuxième conseil. 

 

2. Ne mettez pas tant d'enjeu dans les choix que vous faites. 

 

Lorsque vous devez choisir entre deux choses, simplifiez tout. Un choix, reste un choix, parfaitement identique au niveau des énergies, que ce soit un choix de vie, ou un choix culinaire qui n'engage que le repas du soir. Il n'y a de différent que l'enjeu que vous mettez dedans. C'est votre mental qui décide qu'un choix est plus important, ou plus cornélien qu'un autre. Dans la réalité de la vie, il n'en est rien. 

Surtout que vous aurez toujours la possibilité de revenir sur votre choix, en choisissant à un moment donné autre chose, ou en saisissant une autre opportunité. 

Justement, quand vous faites un repas par exemple. S'il arrive que vous vous trouvez à court de beurre, vous allez tout de suite, par réflexe, aller voir si vous avez de l'huile pour faire rissoler vos patates. Cela ne va pas vous poser tant de souci que ça finalement. Vous aurez tout simplement fait appel à votre créativité, et vous aurez toujours de quoi vous sustenter les papilles. (Je me garderais bien ici d'ouvrir le débat qui divise depuis des décennies le nord et le sud de la France, Huile d'olive ou beurre... Mouahahaha ^^)

Cet exemple est tout simple. Pourtant, il est important pour vous, lorsque vous devez choisir, de ramener le choix que vous avez à faire à cette simple métaphore...

Pas de beurre ? Ok, je met de l'huile !

Si vous n'avez pas tout en main pour faire ce que vous voulez faire, trouvez un autre moyen. 

Comme l'adage bien connu le dit, vous n'avez pas d'argent, pas grave, vous avez des idées. 

Mettez les ressources que vous avez à profit. 

Essayez de faire ce travail là. (Bien que, comme le dit Yoda, il n'y a pas d'essai, faites le ou ne le faites pas ! Point final... Yoda a toujours raison. Menfoumentape.)

 

Sur un CV par exemple, au lieu de vous dire "Je n'ai pas telle ou telle qualification", mettez en avant vos autres qualités. Ne pas avoir tout, n'est pas une excuse pour évincer une possibilité. Vous pouvez quand même le faire, autrement, ou par un autre moyen. 

C'est simple comme "mets de l'huile !"

Simplifiez tout, et dites vous que vous aurez toujours une porte de sortie ! 

C'est aussi pour ça qu'a été inventé le divorce. J'dis ça, j'dis rien. 

Il n'y a réellement rien qui vous engage à vie. Il n'y a pas un seul choix qui ne peut être inversé. Peu importe l'enjeu ou ce que vous dit votre mental. La vie est inconstance. Tout a une fin, ou un nouveau commencement. Toutes les possibilités vous sont ouvertes et offertes, malgré les apparentes limites inextricables que vous donne votre mental, avec sa vision étriquée. Souvent, il n'existe de limites, que parce que vous donnez trop d'importance au regard des autres... D'où, mon troisième point... 

 

 

3. Soyez égoïstes. 

 

On s'en fout de ce que va penser mémé Gertrude. Elle a fait plein de choix elle aussi, et vous a pas demandé votre avis. (Vous n'étiez même pas encore né en plus !) Faites pareil. 

Peu importe ce que vont penser les autres, ils vous trouveront toujours une couille dans le potage. 

"Hannn ! Mais t'es taré de vouloir faire un séminaire sur les dinosaures du Bolchoï au Vénézuéla ! C'est hasbeen ! Tout le monde s'en tape ! C'est pas vendeur ! ça pue les dinosaures ! J'aime pas ça moi ! Tu vas te ridiculiser !"

Well, mémé Gertrude, Scuze moi, mais Tayeule.

 

Ecoutez vous, n'écoutez pas les attentes que les autres mettent sur vos épaules. Vous seuls êtes décisionnaires, et vous seuls devrez en subir les conséquences, bonnes ou mauvaises. 

 

4. Vous êtes parfaitement légitimes. 

 

Si un choix se présente à vous, c'est parce que vous avez les épaules pour le faire. Sinon, il irait titiller mémé Gertrude ce choix là. (Je m'excuse pour toutes les Gertrudes de l'assistance... méa culpa !) 

 

L'Univers, les guides, la source, Dieu ou whatever, sait que vous êtes parfaitement capables de faire le choix qu'il vous présente. Et je dirais même plus, vous êtes la seule personne au monde à pouvoir le faire, et le faire bien. Il n'a a pas un seul autre pelé qui est capable de faire ce choix là dans le monde et l'Univers tout entier. (Et c'est pour ça qu'il est important que ce soit vous qui le fassiez, et pas mémé Gertrude qui le fasse pour vous !)

Vous méritez ce choix, vous en avez souvent chié pour l'avoir, assumez votre légitimité par rapport à lui. Ne le laissez pas filer. 

C'est maintenant ou jamais, et maintenant est le moment le plus parfait pour le faire, car la conscience de l'Univers en a décidé ainsi, et vous en donne l'apparente responsabilité. Foncez ! 

 

5. (et pas des moindres !) Virez les peurs. 

 

Soyez Marty McFly de retour vers le futur du passé. Vous n'êtes pas des mauviettes. 

Toutes les peurs sont des illusions. Il n'y a RIEN qui vous empêche de faire ce pour quoi vous êtes faits, si ce n'est vos peurs illusoires de foirer, de ne pas réussir, de faire de la peine etc. 

Vous aurez toujours une autre opportunité, comme je l'ai dis dans le point du d'ssus, ou autre chose qui se présentera à vous. Vous pouvez même effacer toutes les preuves de votre échec pour recommencer à zéro si vous avez trop la flipette de vous ramasser aux yeux des autres. 

Après tout, le champagne, est né parce qu'un moine a fait une connerie il me semble. Il se pourrait bien que l'une de vos conneries soit au final ce qui fera qu'on se souvienne de vous. 

 

6. OSEZ ! (BOWDEL !)

 

Si vous n'osez pas, vous aurez des regrets. Si vous ne faites pas un truc qui vous tient à coeur, vous allez souffrir bien plus longtemps que si vous l'avez tenté. Allez voir cette fille ou ce beau gosse qui vous plait depuis des mois, lancez lui une perche, racontez lui vos plus belles conneries, soit elle (ou il) vous trouvera attachant(e), soit vous allez vous prendre un râteau, mais au final, vous aurez osé, et serez fier(e) de vous même. Qu'elle ou il vous dise non, vous fera souffrir quelques jours, ou quelques semaines, mais au moins, vous serez fixé et pourrez passer à autre chose. 

Chaque choix est un challenge, et est bénéfique pour votre développement personnel. Vous allez apprendre à vous surpasser, et ainsi avec les retombées (qu'elles soient positives ou négatives) vous apprendrez plus sur vous quand vous aurez sauté le pas, qu'en restant à imaginer ce qu'il aurait éventuellement pu se passer. 

 

 

Voilà mes anges, vous avez déjà des pistes pour vous aider à prendre des décisions dans vos vies. 

 

A vos, à vos neurones, grillez les, et venez me (nous !) raconter en commentaires vos expériences de choix, et comment vous avez su vous dépatouiller avec ! 

 

@ Bientôt quelque part mes anges ;)

 

 

 

Mets de l'huile ! Ou comment choisir dans la vie ?
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marylou 29/06/2014 20:41

Merci beaucoup beaucoup Alice pour tes conseils!! Ca fait du bien et ca rassure, oui on a le droit, j'ai le droit de faire mes choix et d'en être fière!! c'est bon la viiee!!! Ps: j'adoooore ton humour et tes expressions, merci d'être toi ;)

Biche 20/06/2014 11:27

Et de Rumi, je choisis de passer à Ottawan avec" Hauts les mains" !
Donne moi ton coeur etc !!!...

Ces choix proposés par l'univers = sauter dans le vide, faire confiance, avoir la foi... Oser...

Biche 20/06/2014 11:22

Odes Mystiques de Rûmî, 325
Entre, que je jette à tes pieds la tunique de mon corps, en cet instant.
Entre, que je t'abandonne la maison de l'existence, en cet instant !
Appelle l'amour pur, et renonce à ces jeux dans la poussière.
J'ai une seule vie, et veux la perdre pour toi, en cet instant.
Bande ton arc comme un dieu : tu es la flèche de "à la portée de deux arcs".
Le temps est venu de faire de ma vie une cible pour toi, en cet instant.
Quand jaillissent les flammes de ce feu, de l'univers s'élève un gémissement:
Fais-moi grâce, fais-moi grâce, car je brûle en cet instant.
Le monde est déchiré par la peur, et l'âme s'envole grâce à l'amour:
Je rends les oiseaux jaloux de mon vol, en cet instant.
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Odes mystiques (Rûmi)

Sois enivré d'amour, car l'amour est tout ce qui existe.
L'amour est d'ordre universel.
Chaque instant qui s'écoule loin de l'amour
Est devant Dieu comme un objet de honte.
Recherche le royaume de l'Amour
Car ce royaume te fera échapper à l'ange de la mort.
Les mœurs de l'amour ignorent les conventions.
Si tu es amoureux de l'amour, si c'est l'amour que tu recherches,
Prends un poignard aiguisé et coupe le cou de la timidité.
Et sache que la réputation est un grand obstacle sur ce Sentier.

Biche 20/06/2014 09:00

Ne rien faire, c'est quand même faire quelque chose. Tout comme ne pas prendre de décision.
Quand tu ne prends pas de décision, tu prends la décision de ne pas en prendre.
Il est impossible de ne rien faire dans la vie, ou de ne pas prendre de décision.
C'est comme ne pas prendre position.
Tu prends la position de ne pas te positionner.
Peu importe la position de ne rien faire dans laquelle tu te trouves quand tu prends cette décision.
Et oui, tu es fait comme un rat !

(Alice Kara - au hasard !)

__________________________________________________

Ce n'est pas chercher l'amour qui est important, c'est de voir combien d'obstacles tu as franchi pour t'en rapprocher.

(Alice Kara - au hasard toujours !)

Biche 19/06/2014 17:43

Extrait de la nouvelle " Un étranger dans le parc" (Maintenant que j'ai 50 ans - Bulbul Sharma)

Il y avait aussi quelques hommes d'un certain âge assis sur des bancs et des amoureux dissimulés dans l'ombre des margousiers. Sudha n'avait donc rien à craindre. Elle ne tourna pas la tête, mais vit du coin de l'oeil que l'inconnu l'observait toujours. Il marchait le long du sentier de jogging, la tête ostensiblement tournée dans sa direction, comme s'il attendait une réponse à une question qu'il lui avait posée quelques secondes auparavant. Il était plus jeune qu'elle et avait l'allure d'un étranger ou d'un Indien qui a longtemps vécu à l'étranger. Sa peau était claire, presque pâle, elle n'avait pas été abimée par la chaleur, la poussière et la nourriture épicée. Il avait le teint frais d'un mangeur de salade, d'un homme en pleine santé. Sudha lui jeta un regard discret et s'aperçut qu'il avait une main dans le plâtre. Elle e sentait rassurée. Un homme blessé est forcément inoffensif.
Soudain, l'inconnu s'arrêt pour toucher de sa main valide les feuilles d'un arbuste planté à côté du sentier.
"C'est un thuya", s'entendit dire Sudha, d'une voix claire et forte qui la surprit elle-même.
L'homme hacha la tête et lui sourit.
"Oh, merci. Et celui_ci, avec les grandes feuilles tombantes ?" demanda-t-il en désignant un ptérosperme à feuilles d'érable.
Elle lui donna le nom à toute vitesse, puis repris sa marche d'un pas vif, les yeux braqués devant elle comme une vigie pressée de voir la terre du haut du mât d'un bateau. L'homme enjamba le parterre de fleurs d'un pas léger et cala son pas sur le sien.
Sudha ne savait pas comment réagir. C'était entierement de sa faute. Elle n'aurait jamais dû lui adresser la parole. Depuis son enfance, on ne cessait de lui répéter qu'il ne fallait pas parler aux inconnus, peu importe qu'ils aient la peau claire ou soient bien habillés, et voilà qu'aujourd'hui, à l'âge de 53 ans, elle venait d'enfreindre cette règle.
"Comment s'appelle cet arbre dont les feuilles ressemblent à de la fougère ? s'enquit-il, penché vers elle comme s'ils étaient de vieux amis en promenade dans les jardins de Lodi par un beau matin d'hiver.
-Un flamboyant, lui répondit-elle d'un ton courtois sans le regarder.
-Et l'autre, juste à côté ?
-Un banian" dit-elle, un peu surprise.
Quel genre d'homme n'est pas capable de reconnaître un banian ? Même les étrangers savent ce que c'est.
"Non, non, pas celui-là, je sais bien que c'est un banian. Je vous parle de l'autre, celui avec l'écorce foncée, derrière cet énorme figuier des pagodes.
-Ah ! Un alstonia."
Il fallait absolument qu'elle cesse de parler à cet homme. Il se montrait beaucoup trop amical, trop souriant. Sudha se força à presser le pas. Son coeur battait très fort dans sa poitine, pourvu qu'elle ne soit pa prise de palpitations. Elle effectuait ses promenades quotidiennes depuis que le médecin lui avait recommandé de faire de l'exercice léger. Mais à ce rythme là, ce n'était plus de l'exercice, c'était un entraînement de marathonienne et ça ne correspondait plus du tout à ce que le médecin lui avait prescrit. Elle risquait de s'évanouir. Sudha pressa les extrémités de ses doigts les unes contre les autres. C'était un truc que lui avait montré son professeur de yoga pour les moments où elle se sentait défaillir.
Ils arrivaient à hauteur du vieux pont. Et si jamais les promeneurs habituels la voyait en compagnie de cet inconnu ? Sudha jeta autour d'elle des regards paniqués.

Etc...

Flore 19/06/2014 13:29

Bjr Alice et à tout tes lecteurs,
EXCELLENT article pleins de bons conseils. Le problème de choix est MON pbm depuis toujours; j'ai tendance à me laisser porter par la vie; pourtant souvent insatisfaite de ce qu'elle m'apporte. Un choix cornelien concernait un amoureux; j'ai choisi la raison car les doutes étaient plus forts. Résultat : une longue dépression sournoise s'en est suivie; j'ai su que j'avais fais le mauvais choix. Ma vie professionnelle : j'ai accepté d'être licenciée pour sortir d'un travail qui m'abrutissait ; aujourd'hui j'ai le meilleur poste de la société dans mon domaine. J'y suis arrivée en montrant que l'aimais ce que je faisais et çà m'a apporté "le poste qui me convienne et qui m'enchante" ; j'ai pourtant tjrs la peur que "çà aussi aura une fin"... tout ce que tu dis Alice, je l'ai vécu et ressenti et expérimenté ,, je peux dire aussi que quoi qu'il en soit, c'est vrai qu'on peut toujours faire une marche arrière ou un autre choix, qu'il n'y à pas de bons choix à faire mais DES choix à faire, bons ou mauvais. tant qu'à faire autant garder les bons. J'ai un enfant majeur maintenant. Décider de l'avoir fut un difficile choix. ce fut ma plus belle réussite et de plus une personne exceptionnelle! et ce qui m'a décidé ... un cheveu blanc .. çà pour ajouter que souvent .... On à un DECLIC qui fait qu'on saute le pas. Oui, comme un signe de l'Univers. Oui, car il y a toujours un déclic au bon moment.. J'ai également quitté un homme après des années de réflexions sur ce choix ; je l'ai franchi 25 ans après et le déclic à été une remarque de mon enfant qui m'a profondément touché. Bon faut que j'arrête car j'aurai trop de choses à dire. En résumé : pas d'inquiétudes, tout choix peut être revu, à tout moment, écouter son cœur (car Lui sait ce qui est bon pour nous), écouter comment on est vis à vis de ce choix (émotionnellement), démarrer aussitôt au déclic reçu, et franchement ne pas avoir peur, car on est bien plus fort quand on agit dans la Vie. Elle nous le rend au centuple ! Aujourd'hui, ma vie est belle !!

Caro 19/06/2014 13:21

Alors là cela ne pouvait pas tomber mieux comme article... J'ADORE!!!
Il arrive dans ma vie parfaitement à point pour me convaincre que je viens de faire le bon choix après 15 mois de questions, de doutes, d'incertitudes... Je quitte mon entreprise après 20 ans pour partir à l'inconnu.. mais partir était devenu une question de survie!!! Merci pour ces réponses agrémentées d'humour!!!

anjulie 19/06/2014 11:52

c'est tout simplement dis !!et suis d'accord pas toujours façile ,mais oui essayer c'est 50pc de fiasco

Biche 19/06/2014 10:01

Extrait de la nouvelle intitulée "Maintenant que j'ai 50 ans" :

Le jour de mon cinquantième anniversaire, j'ai commencé à voir des choses. Au début, ce n'était rien de plus que des tâches, alors j'ai d'abord pensé qu'il me fallait des lunettes. Moi qui avais jusque-là été si fière de pouvoir lire sans lunettes. Mon défunt mari répétait sans cesse qu'il m'en faudrait à 40 ans. Mais à 49 ans, je voyais toujours aussi bien, et ça l'agaçait profondément. Tous les matins, quand nous lisions le journal, il me proposait ses lunettes que je refusais d'un simple sourire, d'un hochement de tête et d'un petit "non" très poli. Mon pauvre mari, il était tellement gentil. Il est mort depuis, mais s'il était encore parmi nous, il souhaiterait tous les matins que ma vue ait baissé pendant la nuit.
Quelques semaines après mon 50ème anniversaire, les petites taches sont devenues plus nettes. Je ne les voyais jamais plus d'1 seconde ou 2, et seulement du coin de l'oeil. D'abord des petites flèches et des petits points noirs, puis des formes plus grandes. Progressivement d'autres éléments ont fait leur apparition, des choses que je pouvais facilement reconnaître sans avoir à tourner la tête. Des livres qui tombaient des étagères, des souris, des araignées, des pigeons. Des chemises, des chaussettes et des dupatta qui virevoltaient dans la pièce et disparaissaient dès que je regardais dans leur direction. J'ai même vu une fois une paire de chaussures à talons rouge vif, le genre de chaussures que portent les filles de mauvaise vie, passer en courant dans le couloir.
6 mois plus tard, alors que je faisais la sieste sur le canapé après un déjeuner sans sel et sans graisses -mon médecin m'avait ordonné de perdre 2 kg, sans quoi il serait obligé de me prescrire un traitement contre l'hypertension-, j'ai vu une femme traverser mon salon à toute allure. Je me suis levée du canapé et j'ai crié :
"Qui êtes-vous ?"
Pas de réponse. La porte était fermée à clé et les domestiques étaient tous dans leur quartiers, derrière la maison. J'ai crié de nouveau :
"Qui... ?"
Je n'avais pas peur, pas encore.
Je sais depuis ma plus tendre enfance que des gens, des animaux et des choses invisibles rôdent en permanence autour de moi.
etc.....................

Biche 19/06/2014 09:43

J'ai lu récemment un livre composé de 11 nouvelles et intitulé "Maintenant que j’ai 50 ans" de Bulbul Sharma, une indienne art thérapeute (elle travaillerait à Delhi avec des enfants handicapés). Dans ce livre des femmes quinquagénaires osent enfin faire des choix défendus selon leur culture.

" Il leur aura fallu attendre cinquante ans. Cinquante ans pour se connaître, découvrir la force et la sérénité qui sont en elles, se libérer du carcan des traditions, comprendre le monde qui les entoure. Après un demi-siècle d’existence, les femmes des histoires de Bulbul Sharma découvrent avec stupeur que la vie n’est pas telle qu’elles l’avaient toujours imaginée. Passant de la révélation à la rébellion, elles vont apprendre à écouter leurs désirs, s’ouvrir au monde extérieur et à leur monde intérieur, et s’épanouir enfin. Pour Bulbul Sharma, à cinquante ans, la vie ne fait que commencer."

Ces femmes dont il est question sont issues de la bourgeoisie indienne où les tabous s’accumulent. (Idem en occident et nous n’en sommes pas conscients la plupart du temps !). A la cinquantaine elles commencent à prendre quelques libertés que leurs familles considèrent comme très choquantes et d’une honte absolue ! C’est très drôle ! :) Pour ces femmes, il est donc question de faire des choix difficiles...
Ecrit dans un style naïf.

1-Maintenant que j’ai cinquante ans : cette veuve découvre ses dons médiumniques en voyant passer des objets qui virevoltent dans la pièce ! Elle converse avec sa mère décédée… Elle choisit finalement d'oser parler de ces phénomènes à ses fils...
2-L vie après la mort : c’est une morte à l’âge de 50 ans qui parle de l’au-delà. Son mari ne l’avait jamais regardée de son vivant et là Ô surprise ! Elle constate qu’il ne se remet pas de son décès, qu’il n’a plus aucun goût à la vie.
3-La salsa à 50 ans : une femme décide d’apprendre la Salsa après que son mari ait choisi de la quitter pour son secrétaire, un jeune homme…
4-Un étranger dans le parc : une veuve y fait son jogging et scandale absolu elle ose répondre à un inconnu qui lui demande le nom des plantes ! Elle finit par choisir de partir en Europe avec lui.
5- Surprise d’anniversaire : un mari emmène sa femme dans un hôtel pour fêter ses 50 ans. C’est bien parti ! Mais Monsieur disparaît une journée… Mme doit aller le récupérer chez les prostituées (il a fait une chute et s’est cassé les jambes !). Weekend-end très réussi effectivement !…
6-Dilemme : une quinquagénaire mère de famille, qui n’a pas un "physique facile", mariée à un mari hyper rmaniaque décide de le quitter et s’en va réellement. Choix osé !
7-Une institutrice à la retraitea choisi de partir faire la bonne à Londres chez un cousin expert-comptable. Un passage très amusant sur les produits d’entretien dans nos pays occidentaux ! Le ménage vu par une indienne…
8-La robe de chambre en velours rose : ça ne se fait pas de porter du rose, il n’y a que les femmes de mauvaises vie qui en portent (dixit le mari) !… Pourquoi ne pas porter du rose ?!
9-Le mariage de Meera : une femme de 49 ans refuse absolument de se marier au grand dam de ses parents. La honte absolue, elle refuse catégoriquement d’apporter le thé à un prétendant que ses parents ont invité pour la marier ! Un choix catégorique qui s'avère...!!!...
10-La liberté à 50 ans : à la mort de sa belle mère véritable tyran, une quinquagénaire se découvre enfin : mais ça ne plait pas à son mari !… Elle a osé se couper les cheveux (entre autres…)
11-La phobie de la cinquantaine : une quinquagénaire refuse de vieillir (ne mange que des salades, sport tous les jours pour ne pas devenir une femme flasque…) Le jour de son anniversaire, elle découvre que tout ceci ne sert finalement à rien… Que va-t-elle ensuite décider ?...

Biche 19/06/2014 09:34

J'ai lu récemment un livre composé de 11 nouvelles et intitulé "Maintenant que j’ai 50 ans" de Bulbul Sharma, une indienne art thérapeute (elle travaillerait à Delhi avec des enfants handicapés). Dans ce livre des femmes quinquagénaires issues de la bourgeoisie indienne sont amenées à faire des choix inhabituels et défendus selon leur culture... C'est très drôle !

" Il leur aura fallu attendre cinquante ans. Cinquante ans pour se connaître, découvrir la force et la sérénité qui sont en elles, se libérer du carcan des traditions, comprendre le monde qui les entoure. Après un demi-siècle d’existence, les femmes des histoires de Bulbul Sharma découvrent avec stupeur que la vie n’est pas telle qu’elles l’avaient toujours imaginée. Passant de la révélation à la rébellion, elles vont apprendre à écouter leurs désirs, s’ouvrir au monde extérieur et à leur monde intérieur, et s’épanouir enfin. Pour Bulbul Sharma, à cinquante ans, la vie ne fait que commencer."

Ces femmes dont il est question sont issues de la bourgeoisie indienne où les tabous s’accumulent. Je remarque que c'est la même chose en occident et que nous n'en avons pas conscience non plus. A la cinquantaine elles commencent à prendre quelques libertés que leurs familles considèrent comme très choquantes et d’une honte absolue ! :)
Narration utilisant un style naïf.

1-Maintenant que j’ai cinquante ans : cette veuve découvre ses dons médiumniques en voyant passer des objets qui virevoltent dans la pièce ! Elle converse avec sa mère décédée…Elle fait le choix d'en parler finalement enfin à ses fils...
2-La vie après la mort : c’est une morte à l’âge de 50 ans qui parle de l’au-delà. Son mari ne l’avait jamais regardée de son vivant et là Ô surprise ! Elle constate qu’il ne se remet pas de son décès, qu’il n’a plus aucun goût à la vie.
3-La salsa à 50 ans : une femme décide d’apprendre la Salsa après que son mari ait choisi de la quitter pour son secrétaire, un jeune homme…
4-Un étranger dans le parc : une veuve y fait son jogging et scandale absolu elle ose répondre à un inconnu qui lui demande le nom des plantes ! Elle ose f finit par partir en Europe avec lui.
5- Surprise d’anniversaire : un mari emmène sa femme dans un hôtel pour fêter ses 50 ans. C’est bien parti ! Mais Monsieur disparaît une journée… Mme doit aller le récupérer chez les prostituées (il a fait une chute et s’est cassé les jambes !). Weekend-end très réussi effectivement !…
6-Dilemme : une quinquagénaire mère de famille, qui n’a pas un "physique facile", mariée à un mari hyper rmaniaque décide de le quitter et s’en va réellement.
7-Une institutrice à la retraite part faire la bonne à Londres chez un cousin expert-comptable. Un passage très amusant sur les produits d’entretien dans nos pays occidentaux ! Le ménage vu par une indienne…
8-La robe de chambre en velours rose : ça ne se fait pas de porter du rose, il n’y a que les femmes de mauvaises vie qui en portent (dixit le mari) !…
9-Le mariage de Meera : une femme de 49 ans refuse absolument de se marier au grand dam de ses parents. La honte absolue, elle refuse catégoriquement d’apporter le thé à un prétendant que ses parents ont invité pour la marier !
10-La liberté à 50 ans : à la mort de sa belle mère véritable tyran, une quinquagénaire se découvre enfin : mais ça ne plait pas à son mari !… Elle a osé se couper les cheveux (entre autres…)
11-La phobie de la cinquantaine : une quinquagénaire refuse de vieillir (ne mange que des salades, sport tous les jours pour ne pas devenir une femme flasque…) Le jour de son anniversaire, elle découvre que tout ceci ne sert finalement à rien…

Biche 18/06/2014 18:58

Au fait je n'ai appris qu'hier ce qu'était "l'huile de coude' !!! Une amie de 83 ans était pliée de rire en m'expliquant ! MDR !!! :)

Biche 18/06/2014 19:29

A 83 ans ils ont déjà fait presque tous leurs choix. C'est cool !
Mais ils ont des problèmes d'arthrose, de douleur, c'est nettement moins cool...
A chaque âge ses soucis ! Pfff............

Biche 18/06/2014 18:53

Oui l'univers nous attire hors de nos zones de confort !....
Pour tester notre foi en lui ??????
Excellent article
Bises

Valérie D. 18/06/2014 18:51

MERCI Alice !!!!!!! C'est tellement simple que je n'y avais même pas pensé...
Moi qui ait du mal à choisir, je vais kiffer grave ma life maintemant, grâce à toi... Tu es vraiment un Ange... Love U ! Gros bisous !

Anne-So 18/06/2014 17:53

Cette nuit j'ai rêvé de toi Alice,
Je te demandais: " Bon, je viens de tourner une page de ma vie, qu'est ce que je peux faire maintenant?"
Tu m'a répondu: " Fais ce que tu veux!" et tu es parti!
:)

Edith 18/06/2014 17:12

Hahaha Mémé Gertrude... C'est vraiment ça! Merci pour ce grand rappel... ça fait du bien!
J'ai du faire des choix, comme tout le monde, malgré tout, on se demande parfois si on a bien fait ^^ Ton exemple du paléo me fait évidemment sourire... par ex j'ai refusé un doctorat pour pleins pleins de raisons, à commencer par le fait de vouloir travailler pour vivre et non vivre pour travailler. Et puis de toute façon la question ne se posait plus puisque plusieurs mois après, il n'y avait pas de sous, on m'a beaucoup harcelé avec ça, en disant que j'étais folle, certains se moquaient de moi. Bref je m'écoute toujours, quel que soit le domaine de ma vie, mais ce serait bien que de nouveaux choix à faire se présentent maintenant lol, quel que soit le domaine.
C'est un très bel article ma belle, merci, bisous

judith 18/06/2014 16:49

J'ai ADORE l'article, plein d'humour et de peps.Moi, mon choix professionnel est fait dans mon coeur, Mais c'est pole Emploi qui met des batons dans les roues.Alors je laisse faire...A suivre.Merci en tout cas, bisous

Claudia 18/06/2014 17:10

Bonjour,
bel article :)
idem pour moi, mon choix professionnel est un choix de coeur, et, comme Judith Pole Emploi me met des batons dans les roues :
"Reiki" ? c'est quoi ça ? c'est pas un métier ! ah ? y a un code Rome pour ça ?? ben dire que pour certains autres y en a pas..."
la classe internationale...bon on reste motivé hein ;)

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La vie "presque" ordinaire d'une incorrigible provocatrice de sourires, agitatrice de consciences... Et ses tribulations !