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13 Aug

La meilleure scène du reste de ta vie...

Publié par Alice Kara Medium  - Catégories :  #Tribulations..., #Apprentissages, #Élucubrations médiumniques !

La meilleure scène du reste de ta vie...

 

Bonjour mes anges !!!

 

Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler de ces moments difficiles que nous traversons. De ces aléas de la vie qui se présentent à nous, et nous font souffrir, particulièrement en ce moment. 

La pleine lune de ce week-end a été très éprouvante. Quelques jours avant, et dans les jours qui ont suivi, beaucoup de gens ont expérimenté des choses très dures. 

Cette pleine lune, annoncée comme apaisante par beaucoup de pseudos voyants, n'a pas été si apaisante que ça. Cela n'a pas été le cadeau que l'on nous promettais. Non pas que j'y croyais moi même, cela fait bien longtemps que je ne me penche plus sur les cycles lunaires, car à mon sens, la création ne se fait qu'avec les formes pensées du moment, rien n'est écrit dans les pleines lunes, rien n'est prévu plus qu'autre chose dans leurs cycles. La lune met en lumière la nuit, le sombre, tout ce qui est caché. Tout se voit, s'illumine ou se détruit à son contact. 

 

Il y a eu aux alentours de ce week end, une vague de suicides très importante. Portée par le décès de Robin Williams dans les journaux, mais aussi par le décès de gens inconnus, qui bataillaient contre une dépression latente eux aussi. 

 

Quand j'ai appris le décès de Robin WIlliams, je ne sais pas pas trop pourquoi, moi qui ne pleure jamais d'ordinaire, j'ai lâché tout un tas de trucs. Je me suis rendue compte qu'il représentait beaucoup pour moi. Pour l'enfant que j'ai été. J'ai grandi avec un père qui était loin de représenter l'idéal que l'on se fait d'un papa, et je crois que j'y ai trouvé un substitut dans des films de Robin Williams. Comme beaucoup d'enfants de mon âge. 

L'image d'un père aimant, qui se bat pour passer du temps avec ses enfants. Un père qui réalise qu'il n'est pas parfait, mais fait en sorte de changer, pour leur donner le meilleur, et notamment de l'amour et de l'affection. Amour, que je n'ai pas reçu de mon père à moi. 

J'ai dernièrement coupé les ponts, pour la troisième fois de ma vie avec cet homme qui est plus à mon sens un géniteur qu'un père. 

Cela devait être fait. Je n'ai aucune amertume, aucun ressentiment vis à vis de ça. 

Mais depuis petite, chaque fois que je vois un homme proche de ses enfants, un "bon père", les larmes me montent. 

J'ai trouvé tout au long de ma vie des pères de substitution, des images paternelles. 

Raymond, mon premier guide, a été le plus important. Il n'était pas un père parfait de son vivant, pas même non plus après sa mort, mais il a été présent. 

 

Pour Robin Williams, (L'un des plus illustres geek au monde !) cela a fait aussi remonter en moi, quelque chose que je sais déjà depuis longtemps. Les gens qui donnent de leur lumière, s'interdisent de donner de leur ombre, ils gardent tout en eux. Les gens qui se créent une façade souriante, aimante et pleine d'humour, se battent souvent avec les plus grandes blessures intérieures qui soient. Je me reconnais beaucoup là dedans. 

Je donne, jusqu'à donner tout ce que j'ai parfois, je fais rire, j'aide, je redonne le sourire. Mais il m'arrive de passer par des "downs" intenses, que je garde pour moi. 

Partant du principe qu'Une âme triste est plus dévastatrice qu'un microbe. (Citation de Steinberg, dite par Hershel, dans The Walking Dead, saison 4)

 

Les gens drôles, habités par une profonde tristesse, n'ont "pas le droit" aux yeux de la société d'être tristes. Car si eux sont tristes, ou mélancoliques, ou en dépression, cela enlève tout espoir aux gens moins drôles de surpasser leur détresse. 

 

J'ai la flipette des clowns depuis gamine. Je pensais que c'était des restes du film "Il est revenu" de Stephen King. Mais non. Pour moi, les clowns se maquillent pour donner du fun aux enfants, mais surtout pour cacher leur profonde mélancolie. C'est cette mélancolie que je sens chez tous les gens drôles ou qui donnent de leur lumière aux autres qui me fait peur. Pour eux. La solitude dans la quelle ils se retrouvent. 

C'est cette tristesse en moi qui parfois me fait peur. 

 

Je ne peux pas dire que j'ai été en dépression véritablement dans ma vie. C'était plus épisodique qu'autre chose. J'ai l'impression, du haut de mes presque 33 ans, d'avoir vécu des milliers de vies en une seule. D'avoir fait tellement de choses que tout ça devient parfois lourd à porter, mais je le porte quand même. J'ai le sentiment d'être souvent fatiguée de porter tout ce passé, ces expériences, souvent douloureuses, parfois à la limite du raisonnable, qui auraient pu me faire glisser dans la folie. 

 

Mais en y regardant de plus près, ces expériences ont fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Je n'ai pas eu besoin de médication, de substances quelles qu'elles soient pour me relever. Jamais. J'aurais pu, ayant eu l'exemple à portée des yeux, mais non. 

 

J'ai pris le parti d'aller voir plus haut, de me projeter plus loin en dedans de moi, allant jusqu'à vivre peut être plus intensément que les autres, ces expériences à l'intérieur.

J'ai observé mes comportements, observé le monde tel qu'il était, pas tel que j'aurais voulu qu'il soit. J'ai plongé dans les abysses de mon mental, j'ai ressorti toute la crasse, toute la boue et tous les sables mouvants qui me retenaient. Et c'est là, après l'une de ces expériences de vie pourrie que j'ai compris que j'étais la vie elle même. J'ai compris que ces expériences, qui ne faisaient pas de sens dans mon mental, n'avaient pas non plus d'autres sens que d'Être juste "là". Ce retour à la maison, loin des souffrances apparentes. C'est là que j'ai compris que le jugement ne servait à rien si ce n'est à les alimenter. 

"ça ne devrait pas se passer comme ça, ça devrait être autrement, ça devrait changer, j'ai espoir d'un jour meilleur, j'ai espoir que les choses vont s'arranger". 

On le pense tous. On pense que ça aide, mais ça n'aide pas. La vie continue, avec son lot de matière, parfois miraculeuse, parfois fécale (J'ai été la chercher loin celle là ! piou !). 

Et il n'est d'expérience que parce que nous lui donnons ce nom là. 

En vérité, il n'y a que la vie, et des humains qui se pensent séparés d'elle, qui jugent tout ce qu'elle fait. 

 

Par les temps qui courent, tous nos jugements sont revus et corrigés. Les "gentils" sont poussés à devenir méchants. On est poussés à se battre pour survivre, à grands coups de messages comme celui ci dans des séries ou des films, comme The Walking Dead, Game Of Thrones etc. Ou les spectateurs jubilent lorsque le gentil héro parvient finalement à "gagner". A utiliser sa part d'ombre, pour créer de la lumière. Créer un renouveau. Il se relève, après avoir été bafoué, battu, laminé, et se relève plus fort encore qu'il ne l'a jamais été. (Rick grimes dans TWD saison 4, Ou Thyrion Lannister dans GOT saison 4 qui viennent de se terminer aux US par exemple)

 

ça crée des égrégores d'énergie puissants, qui permettent de soulever des montagnes. Peu importe ce que le héro devient après. Il s'est relevé, et ça, ça donne de l'espoir. ça donne envie de faire pareil, ça donne envie de combattre et de devenir un guerrier de la lumière de l’extrême. Je ne sais pas vous, mais chaque fois que je regarde un film, ou ce genre de séries, je me demande ce que moi, j'aurais fait à la place du personnage, comment j'aurais pu réagir face à une situation de survie, ou de résistance, ou même de résilience telle. (Just look at the flowers Lizzie...)

 

Se relever, et combattre. 

 

Heureusement, il n'y a pas de zombies dans les rues, ni même d'enfoirés aussi pourris que dans GOT. Même si... ça se discute... lol

 

Nous sommes dans nos vies dans des situations identiques, même si elles restent métaphoriques dans les séries, les bouquins, ou les films. 

On est confronté à de l'injustice, on est malmenés, on est tiraillés, on doit prendre des décisions lourdes de conséquences, on doit se relever et se bastonner encore et encore. 

 

Problèmes de fric, problèmes de couple, problèmes de taf, des maladies. Tout ça prend beaucoup de place pour vous tous. 

 

Je ne suis pas épargnée. Et je pense que je vais devoir prendre un job en plus de mon travail ici pour aider quelqu'un a faire face à une injustice, pis si je veux un jour pouvoir sortir mon deuxième bouquin, ou tout du moins, pouvoir garder un toit sur la tête. Trouver encore une autre solution, un plan C, D ou Z, car je crois que j'ai épluché presque tout le stock des lettres de l'alphabet ! lol

 

Malgré tout ça, je m'estime chanceuse. Parce que j'ai en moi une force considérable. J'ai vu cette force là s'exprimer à maintes reprises dans ma vie, et elle ne m'a jamais quittée. Je peux en donner, à l'infini, sans avoir peur d'en perdre une miette. 

Je sais que ce n'est pas le cas pour tout le monde. Ce n'était pas le cas de Robin Williams, ce n'était pas le cas pour tous ceux qui ont décidé d'aller rejoindre les voisins du dessus. 

 

On pourrait tout lâcher, on pourrait s'abandonner à l'idée de "rentrer à la maison". Car au delà de toute l'idée que l'on se fait du suicide, c'est bien de cela qu'il s'agit, "retourner à la maison". (ET En sait quelque chose d'ailleurs, pas pu m’empêcher !) 

Mais ce n'est pas si simple. Le monde est ainsi devenu. Nous devons batailler pour obtenir justice, nous devons batailler avec un système qui ne fait pas de cadeaux, nous devons nous relever et combattre encore. Jusqu'au retour à la maison, qui lui aussi nous réserve quelques surprises. 

 

Batailler dans une illusion. 

Mais j'en viens là à l'idée première de mon article, qui était de faire une métaphore cinématographique. 

 

Lorsque nous regardons un film, vient toujours une scène (voir plusieurs) ou le personnage principal vit un moment douloureux. Ou son voyage est freiné par je ne sais quel événement pourri, et ou il croit que tout est insurmontable, perdu à jamais et perd tout espoir. Lorsque l'on regarde le film, et où vient cette scène, nous ne sommes pas inquiets, nous ne sommes pas affectés, après tout, c'est juste un film...

Peu importe ce qu'il advient du héro, c'est juste un film, sur un écran. 

C'est souvent LA scène charnière, celle où la situation, en apparence inextricable, va donner plus d'ampleur au film. Celle qui va aussi déterminer si l'acteur mérite un Golden Globe. LA scène après laquelle tout va s'enchaîner. La scène qui va faire d'un simple film, un chef d'oeuvre dont tous, nous nous souviendrons. Il se peut que cette scène, si l'on considère nos vies comme un simple film, soit la meilleure scène du reste de nos vies. La plus essentielle... ;)

 

C'est pas le happy end qui fait d'un film un chef d'oeuvre, c'est tout ce qui a mené vers ce happy end. 

 

Chaque voyage, pour qu'il devienne un beau voyage, porte son lot de déconvenues, de déceptions, de chemins de traverse, de détours, de retours en arrière, de découvertes, de souffrances, de joies, de larmes, de séparations douloureuses, de retrouvailles, de soupirs, de baston.

 

S'il n'y avait pas eu de coupure de courant dans Jurassic Park, y aurait juste eu un film avec des gens qui visitent un zoo de dinos. 

SI le Titanic n'avait pas coulé, ça aurait juste été un film de croisière avec un grut qui dessine une meuf à pwall.

Si Frodon n'en avait pas chié un peu pour détruire l'anneau dans la montagne, ça aurait juste été un film avec des petits bonhommes aux pieds poilus qui boient de la bière et font deux petits déjeuners. 

 

Pour que la vie soit intéressante, pour que la vie soit un bon film, il faut en passer par des scènes charnières comme celles ci.  Pour connaitre le "Rise again" de notre propre héro intérieur, de ce personnage principal que l'on est venu vivre ici bas. 

Ces scènes nous rappellent que l'on est en vie. Que l'on fait parti de la vie, et nous donnent de la force pour nous relever. Pour vivre tout ce qu'il y a à vivre. Pour plonger dans la vie, peu importe ce qu'elle nous donne. peu importe la douleur. Car la douleur, comme tout le reste, est inconstante. Elle ne dure jamais. Elle passe, comme tout ce qui a l'apparente illusion d'exister. 

 

La douleur, tout comme la vie, passe. 

 

Il ne tient qu'à nous d'en faire un film digne d'un Academy Award. Vivez ce que vous avez à vivre à fond, plongez dans les recoins sombres, pour mieux ensuite être capables de voir la lumière. Plongez dans la mélancolie, le désespoir profond, laissez le faire ce qu'il doit faire de vous, et une fois qu'il en aura fini avec vous, comme tout bon maître qui se respecte, il va se barrer. Toutes les émotions que l'on traverse, sont autant de maîtres qui nous rappellent à quel point il est important parfois, de ne rien maîtriser. 

 

Je vous souhaite à tous des scènes comme celles ci. Je vous souhaite à tous d'arriver à ne pas les juger si durement, à juste les observer et les vivre comme si vous étiez juste le personnage principal d'un film, qui un jour, le jour ou vous rentrerez à la maison, sera un putain de block buster. 

 

Je vous souhaite et vous envoie toutes mes plus belles pensées de réconfort. 

 

Si vous avez des idées noires, si vous n'arrivez pas à voir la lumière, n'hésitez pas à m'envoyer un petit mot, j'essayerais de faire tout ce qui est possible de faire pour vous aider. Appelez un ami, ne restez pas seuls, allez voir quelqu'un qui va pouvoir vous aider. 

Parlez, dévoilez vous, trouvez des compagnons de route. A l'heure d'internet, il y a moyen de partager ces souffrances avec d'autres personnes qui vivent les mêmes situations. 

 

Je vous aime. Courage à tous. 

 

@ Bientôt quelque part  mes anges ;)
 
La meilleure scène du reste de ta vie...

L'un des plus beaux monologues de Robin Williams... Will Hunting. Reposes en paix, Ô Capitaine, mon capitaine ! <3

Commenter cet article

Sandrine 22/08/2014 06:40

Texte vraiment puissant

Helene 17/08/2014 08:29

On ne peut jamais parler que de sa propre expérience. J'ai connu comme beaucoup ces idées noires, j'ai travaillé beaucoup sur moi aussi pour nettoyer , faire sortir ce que je ne comprenais pas de mon passé etc. puisque en même temps j'aimais la vie...Jusqu'au jour, tout récemment, où celle-ci a faille m'être ôtée par la maladie. Ca a été la révolution en moi parce que j'ai enfin compris en étant obligée de vivre l'instant, que vivre ,c'était ça tout simplement, être dans l'instant comme les enfants...et non pas combattre mais s'y abandonner tout au contraire totalement, l'accepter ...et quelle joie alors de se sentir vivre. Le moment où la souffrance s'en va et qu'on peut savourer un bon café, le rayon de soleil qui vient rappeler que la nuit n'est pas sans fin etc. et puis en jouir de plus en plus au fur et à mesure que le danger s'éloigne...Aujourd'hui ,j'ai une vie de m.rde au point de vue de notre société, pas d'avenir en vue selon ses mêmes critères et je m'en fous, ça n'a plus aucun sens pour moi, je n'ai jamais été aussi heureuse parce que je sais que tout est possible, que la vie a bien pus d'imagination que moi et que c'est cet instant là , la seconde présente, ma vie et que j'ai la chance de le vivre... :)

cindy 16/08/2014 20:15

Merci Alice d'avoir été la pour savoir si mon père était bien rentré à la maison ou pas !! Son départ est tellement douloureux que je n'arrive mm pas à imaginer l'avenir !! Je suis totalement perdue dans le noir et surtout triste, tellement que j'ai mal au coeur en permanence !! Bisous et merci encore...

lydie 14/08/2014 20:29

merci <3
pour cet article, pour ta sincérité qui sort littéralement de l'écran quand on te lit, pour ce monologue magnifique de RW, tu changes ma vie car tu ouvres mon cœur et donc mes yeux (ou l'inverse lol), tu me montres le chemin sans rien me dire en particulier.

l'Univers fait du bon boulot avec toi ;)
biz

Eléonore 14/08/2014 16:11

Milles merci pour cet article (comme pour tous les autres hein en passant lol), dans lequel je me suis particulièrement retrouvée : big weekend hard sur le moment mais ultra positif au final, sensation de tristesse et de solitude abyssales qui voulaient se traduire en torrent de larmes toute la journée sans aucune raison d'où grosse flipette lol, impression d'avoir perdu un père à travers Robin Williams à ma grande surprise, les gros creux de vague à la limite de franchir le pas mais qui font tellement avancer et dont on est fier après, la petite pensée "Pourquoi j'ai pas eu un papa comme ça moi" quand on voit simplement un père avec son enfant dans les bras etc). Just thank you pour cet article qui résonne comme l'a dit Emilie :-) Bises lumineuses à toi Alice et à vous tous.

Amandine 14/08/2014 16:02

Coucou,

Ma pudeur ne me permettra pas d'être prolixe, cette fois! Très émue, très touchée aussi, j'ai euh... Juste envie de te dire: Très bel article!

Bisous

Cath 14/08/2014 14:52

Quel texte ! Que d'émotions !
C'est vrai que c'est dur d'être humain parfois...
Comme tu le dis, Alice, la difficulté est de ne pas s'identifier à la souffrance ressentie : nous somme tellement plus que ces emmerdements ! nous sommes tous riches de beauté, d'amour, de lumière ! ! on ne peut résumer personne en l'assimilant à son manque d'argent, à ses larmes, à son cancer ou que sais-je encore....Nous sommes tous ça à la fois...et tellement plus encore !

Alice, je me permets de te demander si tu as la possibilité de foncer un tout petit peu la couleur de tes textes ? ? Je n'ai pas de bons yeux et j'avoue que la couleur est un peu pâle et me fait tirer sur mes yeux. Je te remercie infiniment pour ça, si ça t'est possible et pour tout ce que tu es et que tu partages chaque jour avec nous
Gros bisous à toi et à tout le monde
Cath

Guilaine 14/08/2014 14:48

Alice, merci pour ce super article. Et ton avant-dernier paragraphe : "Si vous avez des idées noires, si vous n'arrivez pas à voir la lumière, n'hésitez pas à m'envoyer un petit mot" m'a fait fondre :'-( c'est comme si tu étais là en face, à me dire "viens, je suis là, je suis la Lumière qui va te réchauffer". Merci de ta présence silencieuse à nos côtés. Un peu comme une veilleuse dans un couloir, pour ne pas se perdre dans le noir.

Fabienne 14/08/2014 06:48

ou comment une enfant bénie, une élue se met à nue pour se révéler en définitive si ..."humaine" !
oui c'est humain de ressentir tout ça..à un moment de sa vie tout le monde, oui tous les humains passent par là...c'est pour cette raison que tout le monde se reconnait dans ce post....et ça fait un bien fou de s'apercevoir que nous ne sommes pas seuls à tomber par moment...c'est tellement humain...
oui c'est normal d'aider son prochain quand on a ces dons car c'est pour cette même raison qu'ils sont là ...a quoi pourrait servir ces dons sans personne à aider ?
je vois , je ressens , j'entends ce passage à vide, cette grande fragilité..je vais d'ailleurs t'aider à mon tour....car pas de hasard que cet article me soit apparu...
nous ne sommes jamais seul, tout est toujours parfait et le meilleur est toujours à venir.
gros bisoux bel ange !

lore 14/08/2014 01:48

et toi aussi dis-le si ça va pas... nous aussi on est là pour toi.

Fabienne 14/08/2014 01:13

une guerrière de lumière, une enfant "élue" qui (pour elle) doit toujours mettre la barre plus haut...encore plus haut...une "extra-terrestre" qui se rend compte qu'elle est tellement "humaine"...qui fait d'elle une guerrière de l'extrême...
Comment prendre en conscience ses dons, ses ""obligations spirituelles" envers les gens et pour autant se sentir "laisser pour compte" par moment...
j'entends, je vois , je ressens ta tristesse et ton appel, ta mise à nue est touchante <3
tu es bénie, un être choisi, une élue...tu aides ton prochain comme personne et j'entends bien ton appel auquel je vais répondre d'ailleurs...
toutefois prends bien conscience qu'il n'y a rien qui ne t'arrive qui n'arrive pour rien et auquel tu puisses répondre de la meilleure des façons...rien n'est impossible pour toi et tes expériences passées te le montrent...
c'est un chemin pour arriver à ce vers quoi on veut te faire arriver...c'est ton chemin..
vois plus haut, plus loin, laisse ton passé et ouvre toi en laissant larmes et tristesse.
Peu importe le chemin, compliqué, difficile, avec son lot de larmes....il est parfait et toujours bien adapté pour te faire cheminer et finalement grandir !
LOVE AND TAKE CARE <3

Isa 13/08/2014 23:29

To stay or not to stay, that is the question ;-) Mais je veux mon Happy end, et je ferai tout ce qui est (encore) en mon pouvoir pour l'atteindre !

Merci pour cet article qui m'a laissé une sensation étrange d'apaisement, difficile à décrire ...

Isa 13/08/2014 23:28

To stay or not to stay, that is the question ;-) Mais je veux mon Happy end, et je ferai tout ce qui est (encore) en mon pouvoir pour l'atteindre !

Merci pour cet article qui m'a laissé une sensation étrange d'apaisement, difficile à décrire ...

La Grinouille 13/08/2014 23:09

Eh beh... Et moi qui me demandait toujours "suis-je la seule à flipper comme une dingue devant ce que peut cacher le pathétique maquillage d'un clown ?".
Je ne dirai pas que j'ai une peur panique du clown, mais j'ai bien un profond malaise quand j'en vois un (j'ai eu la même réaction : c'est Stephen King le responsable ou coâ ?).
Super texte vraiment. Qui "résonne" pas mal avec mon vécu.
Le fait est que le décès de M. Williams a aussi fait remonter en moi une flopée d'émotions.
Un père avec qui le dialogue était rompu la plupart du temps et que j'ai recherché malgré moi au travers d'hommes exceptionnels de qui j'ai pu croiser le chemin, un grand-père qui me manque souvent (nostalgie quand tu nous tiens...), le conflit intérieur que l'on connaît tous un jour ou l'autre : le rire et les larmes. Ça m'a fait un choc de voir ce boute-en-train tirer ainsi sa révérence. Encore un repère paternel qui s'en est allé en effet.
Et ça m'a rappelé mon premier repère qui est parti trop tôt à mon goût. Mon grand-père maternel et moi étions très proches (je peux dire que tout ce que je connais de Dame Nature, c'est lui qui me l'a enseigné). Nous allions en vacances avec mes grands parents l'été. Dans le Vaucluse. La dernière année où nous y avons été (mais je ne le savais pas encore), nous avions abordé le sujet de la mort. Aussi facilement que celui des fourmis ou des étoiles filantes. Je me souviens que du haut de mes neuf ans, je lui ai demandé de me faire signe de "là-haut" quand viendrait son heure. Et le plus naturellement du monde, il a accepté.
Je vous explique pas le décalage entre ce genre de conversation et la leçon de vie de l'après-midi : comment faire une mini sarbacane avec de la peau d'orange et un stylo bic ?
C'était mon idole.
Il nous a quitté peu de temps après, à 60 ans.
Le jour où mes parents ont été appelé, j'étais à l'école avec ma sœur. Mais au milieu de l'après-midi, j'ai su qu'il était parti. Le soir, quand nos parents nous ont récupérées, ça les a, comme on le dit vulgairement, mis sur le cul quand je leur ai dit que je savais déjà pour "papy".
Après son départ, j'étais anéantie.
Quelques années plus tard, il m'a été donné de recevoir un message clair de sa part : rire.
Quatre lettres magiques qui me tiennent toujours à cœur et m'aident à avancer parfois. Mes collègues, mes amis et ma tendre moitié pourront confirmer : je suis une boîte à conneries. Faut dire que j'ai de l'expérience...
Quand j'étais gosse, les disputes entre les parents allant bon train, je me suis fait une spécialité dans le domaine de la déconnade pour que mes petites sœurs n'aient pas trop à souffrir de cela. Mais il est vrai que si en surface je montrais ce côté "rigolage", en profondeur, c'était un peu le bordel. J'oscillais souvent entre tristesse et colère pure. Il y avait des choses que je n'acceptais pas dans le monde adulte.
Mon père était assez... violent dans son genre (pas que par la parole) et ça a été pire quand je me suis engagée dans l'armée. Nous avons souvent été en conflit lui et moi. Il ne supportait pas l'idée que sa fille choisisse le "métier des armes" à l'heure de la suspension du service militaire et surtout, qu'elle lui tienne tête.
Qu'il m'en veuille parce que je suis homo, à la rigueur, ça ne m'aurait pas étonnée plus que ça, mais non.
Nous étions donc en perpétuelle guerre des nerfs.
Et pour aller mieux, ma parade : la déconnade. Toujours.
Mais franchement, c'est épuisant à la longue.
Aujourd'hui, il n'est plus. Cela fait deux mois qu'il est parti. Et chose étrange, c'est moi qui ait pris la parole dans le cimetière pour lui dire au revoir. Toute rancœur, toute haine et tous ressentiments comme évanouis.
En fait, je me suis aperçue de quelque chose : derrière cette constante mauvaise humeur et son apparente méchanceté, se cachait un homme malheureux.
Malheureux de finir sa vie malade, rongé par un cancer après avoir travaillé si durement. D'avoir comme raté sa vie de couple. Mais aussi de voir que sa fille aînée, de laquelle il était pourtant le plus proche niveau caractère, avait fini par le détester la majeure partie de son temps ou s'en méfiait dans les meilleurs moments. J'avais même fini par ne plus monter chez mes parents qu'en de très rares occasions tellement nos conflits m'épuisaient. Tant par la nullité des propos que par la bassesse des mots (maux) échangés.
Voilà ce que ça a remonté en moi cette "fameuse" pleine lune et son cortège de malheur. Si c'est bien elle qui est à l'origine des tourments du moment.
Et aujourd'hui, je lis ton texte qui me permet quand même de relativiser.
Ben vi...
J'ai eu mes moments "héro dans la panade totale, croyant que plus rien n'est possible, que c'est foutu et que ça va durer". Et c'est vrai, après avoir bouffé quelques boulangeries de pains noirs, j'ai connu le bonheur.
A chaque fois. C'est imparable (avec du recul on s'en aperçoit bien).
Comme si un type se disait "tiens, celle-là, on va lui en mettre plein la cantine et après... Nirvanaaaa"
Entre nous, si c'est un jeu, c'est pô cool tout le temps...
Enfin tout ça pour dire : merci.
Merci parce que ce genre de texte remet les pendules à l'heure. On peut galérer, voui, mais c'est pour mieux rebondir après. M'rci Alice !
Voilà. Petit com coâ.
Biz les gens.

THURIES 13/08/2014 22:34

Magnifique article, je ne me lasse pas de lire ton style et ton profond message me touche.
Touche finale avec ce monologue : parfaite !
Alors n'oublions pas de vivre, de pratiquer et arrêtons de nous tenir à la théorie.
Merci pour ce mélange d'émotions que tu nous offres Alice.
Sarah

Isabelle 13/08/2014 22:17

Simple, clair j'attend mon oscar en attendant j'apprend et comprend, super

Emilie 13/08/2014 15:37

Aïe, ton article me fait mal... grosse claque pile au moment où je me disais que j'en crève de "rentrer à la maison" moi aussi.
Je te suis depuis un petit moment mais je n'avais jamais encore osé poster un commentaire.
Mais là, je ne peux pas m'en empêcher tellement l'article résonne... Alors merci :) ...

lydie 17/08/2014 12:02

bonjour Emilie,
j'espère que tu vas mieux que la lumière que t'a envoyée Cath tu l'as reçue.
A mon tour je t'en envoie une pleine dose. Prends bien soin de toi.
Lydie

Cath 14/08/2014 09:19

Emilie, on se connait pas mais l'important dans ce que dit Alice, c'est que nous aussi, nous pouvons propager la même maladie qu'elle ;) : un peu de lumière et d'amour autour de nous.
Alors profitons d'Internet pour essayer d'apporter un ptit rayon de soleil = si tu as besoin de parler, si ça va pas, essaie de contacter Alice mais "on", je peux être là : personne mais en même temps, juste quelqu'un qui t'écoute.
Prends soin de toi
Cath

isabelle 13/08/2014 15:37

A nous les awards!!!
j'aime beaucoup cet article, comme souvent...Je te rejoins à 100%...j'adorerais écrire comme toi...hélas, je finis souvent par avoir l'air sérieuse???je crois qu'il me manque la culture télé ( je m'en passe depuis 3 ans)...
Je t'envoie mes pensées pour les deuils que tu traverses...
et pour Robin William, moi aussi, j'aimais son côté "papa"....

Fanffan 13/08/2014 14:28

Merci Alice. Quel beau texte.

Edith 13/08/2014 14:02

Mdr... Le titanic avec un grut qui dessine une femme à poil hahaha! Oui c'est bien vrai tout ça!
Superbe article (mais je crois que je me répète depuis des mois lol).
Je le trouve très émouvant ton article! Au fait, j'ai l'impression de me voir, en partie. D'après ce qu'on me dit, quand on me décrit, je fais beaucoup rire, et parfois c'est pas fait exprès du tout, juste en quelques mots ou avec ma tête, va savoir lol... et j'adore ça, parce que pour moi c'est super important, l'humour c'est l'amour, que reste-t-il si on ne rigole pas, si on ne s'amuse pas, si on ne partage pas nos émotions! On est là pour ça! Mais clairement avec les aléas de la vie, et donner donner donner, c'est comme un combat... surtout si on ne tombe pas sur des gens un peu pareil. On pense au positif, et puis quand vient le négatif, moi je pense à E.T et Steven Spielberg en effet... lol. Je pense souvent à notre cher E.T qui peut rentrer chez lui lol...
Très chagrinée aussi pour R. Williams, c'est notre enfance/adolescence à tous (notre génération), il sera irremplaçable dans cette vie-ci. Idem pour mon père, son absence depuis toujours, etc, mais moins hard que toi je pense. Ceci dit, j'ai tjs pleuré aussi en regardant l'humour et la gentillesse des pères qui s'impliquent très fort, ou quand il y a une dispute parent/enfant. Cfr What dreams may come. La totale ce film, horrible haha ^^
Pour la lune, je n'ai rien ressenti à part de la fatigue, et puis c'est hier là oui ça été chaud boulette... Enfin voilà comme tu dis à part attendre que ça passe!
Pour GOT, je pense qu'il y en a des aussi salauds dans la vie lol
Courage à toi aussi et n'hésite pas en cas de down, ou de up d'ailleurs, tu le sais bien ;-) (on dirait les pas d'une danse lol)! On se sert les coudes!!!!
Pleins de bisous! Et encore merci pour tout ce que tu racontes!

Lily 13/08/2014 13:57

Merci ;-)

Cécile 13/08/2014 13:55

Yes...
En ce moment la lumière est plus difficile à voir...
Mélancolie, désespoir... Tout à fait ça !
Mais je suis tout de même là pour les autres !
Merci Alice d'être là et surtout d'être TOI !

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La vie "presque" ordinaire d'une incorrigible provocatrice de sourires, agitatrice de consciences... Et ses tribulations !