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22 Jul

Comment veux-tu qu'on se souvienne de toi ?

Publié par Alice Kara  - Catégories :  #Tribulations...

Comment veux-tu qu'on se souvienne de toi ?

Bonjour mes ptits poulets !!!

 

Aujourd'hui, comme depuis pas mal de temps déjà, il m'est assez difficile d'écrire des articles hyper positifs. 

Je suis à la méga bourre pour tout le travail que je m'étais fixé cet été, l'inspiration est là, mais les mots ont du mal à sortir. Alors plutôt que de faire du fake, et vous balancer des fausses énergies de joie en mode je saute partout même si c'est pas vrai, je préfère vous partager aujourd'hui une réflexion que j'ai en ce moment. 

Avec les attentats qui perdurent, les conneries qu'on voit partout, les gens qui d'un coup se réveillent et ont envie de butter des gens en fonçant dans la foule avec un camion, les mecs qui tirent dans les soirées, les coups d'états, et les bullshits des dirigeants qui n'en râtent pas une, nous prenons conscience encore plus de la fébrilité de la vie, et de son inconstance. 

 

J'veux dire, on le sait qu'on va tous mourir un jour, que personne ne s'en sort vivant de la vie, mais on imagine tous qu'on a le temps, que la mort précoce n'arrive qu'aux autres, et qu'on va tous certainement mourir dans notre lit bien douillet, à 100 piges, après avoir mangé un bon ptit plat. 

 

On se raconte cette jolie histoire pour se rassurer, et ça nous donne des excuses pour ne pas forcément faire ce qu'on a envie, ou pour glandouiller. 

 

Vous le savez tous, je suis pro glandouille. Mais y'a glandouille et glandouille. Y'a la glandouille utile, qu'on s'occtroie pour mettre son corps et surtout son cerveau au repos, pis y'a l'a glandouille inaction. 

 

On agit pas, parce qu'on se dit qu'on aura tout le temps pour ça plus tard, ou qu'on a pas tout ce qu'il faut là tout de suite, ou que ça ira mieux demain, ou parce qu'on est paralysé par des peurs. Du coup on fait pas, on fait rien, et rien n'y fait. 

 

Les jours passent et se ressemblent, ils se ressemblent tellement qu'on arrive à se convaincre que c'est le quotidien, que c'est normal, et qu'il n'y a pas d'autre option. 

 

Mais... Et si demain tout s'arrêtait ? 

Et si demain, on se prenait une bombe dans la gueule ? Et si demain un taré nous fonçait dessus avec sa bagnole ? Et si demain on se prenait la lunette des chiottes d'une fusée dans la face ? 

 

Comment est-ce que vous voudriez qu'on se souvienne de vous ?

 

C'est une vraie question... Assez difficile à se poser, je vous le concède, mais Ô combien importante. 

 

On ne peut pas être sûr qu'on va avoir un jour de plus à vivre. Les personnes vivant dans des pays en guerre ou les morts se comptent par milliers tous les jours le savent, ils vivent le moment présent à fond, et chaque minute est un sursis pour eux. 

Nous, ici en France, en Europe ou au Canada, etc, nous ne sommes pas habitués à voir la mort dans nos rues. Mais c'est une réalité. Attentats ou non, la mort peut advenir n'importe où, n'importe quand. 

 

Plutôt que de flipper et de ne plus vivre du tout, prenons plutôt le parti d'en profiter. De vivre, de nous dépasser, d'aller au delà de nos peurs, d'apprendre plein de choses, de rire, de pleurer, de passer du temps avec les gens qu'on aime, de câliner, de raconter tout un tas de conneries autour d'un bon repas, de réaliser nos rêves, de trouver ce pour quoi on est doués, ce qui nous éclate, et de le faire. Sans attendre, sans remettre au lendemain, sans se faire chier ou se prendre le choux avec des trucs qui n'auront pas d'importance après. 

 

Si y'a bien une chose que j'ai retenu après toutes ces années à papoter avec des gens qui sont morts, c'est ça. La vie est un jeu. Elle semble réelle, et nous avons l'impression tenace qu'il faut la prendre au sérieux, mais il n'en est rien. 

Une fois là haut, vous ne vous souviendrez pas de combien de factures vous avez payé, de ce que machin ou bidule vous a dit pour vous emmerder. Vous ne vous souviendrez pas non plus de combien vous en avez chié, enfermés dans un quotidien monotone. 

 

Vous vous souviendrez des bons moments, de la joie, de l'amour que vous avez donné, de celui que vous avez reçu, et de ce que vous en avez fait. Vous vous souviendrez des petits moments qui n'ont en apparence l'air de rien, mais qui mis bout à bout, forment une jolie histoire. Votre histoire. 

 

Et cette histoire, vous pouvez décider de commencer à la vivre là maintenant. Sans attendre. 

 

Alors je vous repose ma question... Comment aimeriez-vous qu'on se souvienne de vous ? 

 

En voulant répondre moi même à cette question, j'avais commencé tout un texte, pis au final, en regardant les photos que j'ai faites de ces derniers jours, je suis tombée là dessus : 

Comment veux-tu qu'on se souvienne de toi ?

C'est une photo de samedi soir. Avec ma voisine, mon accolyte FREE HUGS, on est parties se balader, avec femme, mari et mioche, et on a pris nos pancartes. 

Après l'actualité du 14 juillet à Nice, nous avons trouvé que c'était un bon moyen de faire sourire les gens, et on l'a fait. Il n'y avait pas grand monde dans les rues, mais on a tout de même fait quelques câlins extra-ordinaires, et les gens nous ont remercié. 

 

C'est ptet simplement comme ça que j'ai envie que les gens se souviennent de moi après ma mort. 

Une nana qui n'avait pas grand chose, mais qui a partagé ce pas grand chose à chaque fois qu'elle a pu. 

Une nana qui (comme le dit Edith) a ses petites crises de Balavoinite (dans le sens que je peux m'insurger de plein de trucs, tant je suis parfois révoltée de la connerie...) mais qui n'a jamais lâché le morceau de l'amour et du partage. Qui n'a jamais cessé d'essayer d'être heureuse, ne serais-ce que pour montrer l'exemple comme le disait Prévert, et qui a toujours essayé de trouver du beau, même dans le tout pourri qu'il nous est donné de voir un peu partout. 

Une nana qui a joué, qui a dépassé ses peurs, qui s'est sorti les doigts du c** et qui a toujours avancé vers ses rêves, sans attendre. 

 

Et vous, alors ???

 

Comment vous voudriez qu'on se souvienne de vous ?

 

J'ai hâte de lire vos réponses à cette question dans les commentaires de cet article. 

 

Je vous aime mes poulets, kiffez. N'oubliez jamais de kiffer. 

 

@ Bientôt quelque part mes poulets :)

 

Ps : Ptit bonus photo, ce week end, j'ai aussi dépassé une de mes peurs, j'ai fais de l'accrobranche :) 

Comment veux-tu qu'on se souvienne de toi ?
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baz art 27/07/2016 11:31

Bonjour Alice,

Très émue de te lire! (mouahha faut pas m'émouvoir comme ça lol, je fais du jazz avec mon mouchoir bbrr pschiiit brr ) mdr

J'aimerai qu'on se souvienne de moi comme qqn de simple et d'apaisant... (c'est ce qu'on me dit que je suis une présence apaisante... j'espère le rester!) Si c'est ma manière d'apporter une forme de paix tant mieux!

Gros bisous à toi, à ta liliane et à toute ton équipe!

jacinthe 24/07/2016 14:49

Jai decouvert ton blog il n'y a pas longtemps et je veux te dire Merci pour cet article tu es merveilleuse et j'adore te lire♡

Alice Kara 25/07/2016 12:42

Merci beaucoup Jacinthe :)

Edith 22/07/2016 22:08

Super article, encore une fois ;-)
Je voudrais qu'on se souvienne de moi comme une personne honnête, au grand coeur, qui a toujours fait de son mieux, sur qui on peut compter, qui a aimé et qui le disait/le montrait, mais qui a aussi une grande gueule. Une personne naturelle et simple, pour qui l'être humain, le contact, le partage et l'amour est le plus important.
Une phrase (du dalai lama je crois) très importante pour moi : que tes paroles et tes gestes concordent. Bref agir réellement même s'il ne s'agit que d'un bisou à un ami ou une étreinte, mais ça peut être aussi tout autre chose, des moments pour s'affirmer aussi. Bref faire les choses et ne pas seulement les écrire par texto ou sur facebook. Vivre.
Voila ca resume tout ce que je pense! Pleins de bisous ma choubidou!

Diane 22/07/2016 17:58

Merci Alice pour ce bel article émouvant et bien rédigé, avec l'Alice's touch qui fait toujours sourire même quand c'est sérieux. La vie n'est qu'un souffle je ne le sais que trop bien, nos expériences de vie nous le rappelle alors oui j'ai décidé de ralentir et de profiter d'avantage de la vie et de ceux que j'aime. J'ignore comment on se souviendra de moi mais j'aimerais que ce soit comme quelqu'un de merveilleusement spécial... le genre de personne dont on se souvient avec la joie au coeur car elle nous aura apporté un peu de poussière d'étoiles...

simplement moi 22/07/2016 12:09

"Une nana qui n'avait pas grand chose, mais qui a partagé ce pas grand chose à chaque fois qu'elle a pu. " voila la réponse elle me correspond parfaitement. Pour argumenter un peu plus, une nana qui avec son ptit sourire arrive à nous rassurer, qu'a sa table aucun sujet n'est tabou, toujours un conseil nous y attend ou une oreille attentive autour d'un café. cette nana qui fronce les sourcils quand un sujet de société la fâche, mais qui une fois déballer sa mini colère tourne les choses avec humour pour dédramatiser. j'aimerais que l'on se disent cette amie était un peu bizarre dans son genre mais quelle amie exemplaire. Et surtout que ma fille proclame partout que j'étais (suis) une maman qui déchireeeeeeeeeee :)

Laurie 22/07/2016 11:57

Encore un article tout simplement magnifique !!! Merci ma belle pour ces mots si justes et plein d'amour... <3

Je pense que j'aimerais qu'on se souvienne de moi comme d'une personne authentique, persévérante, juste qui apporte non seulement de l'amour, mais aussi des prises de conscience aux personnes qui l'entourent, qui les aide à évoluer, à être heureuses. Une personne qui sait profiter des beaux moments, qui est créatrice de sa vie et qui est entourée de merveilleuses personnes, comme toi. C'est ce que je suis déjà aujourd'hui et c'est ce que je compte rester dans les années à venir !!! :)

Valérie 22/07/2016 11:42

Ton article me touche Alice. Merci de nous permettre de revenir à l'essentiel.
Le souvenir que j'aimerai laissé aux gens, c'est l'Amour. Pas le machin gnan gnan, non, l'Amour qui déchire tout, qui voit et sent au delà du visible, l'Amour inconditionnel qui ne souffre d'aucune malhonnêteté. L'Amour comme mon cœur qui est touché ou qui rigole ou qui me questionne quand je lis tes articles. Oui, quelque chose de cet ordre... Je t'embrasse fort Alice <3

Laetitia Nicolet 22/07/2016 09:50

Tu m'as émue....terriblement....parce que moi aussi je pense qu'il n'y a vraiment que l'amour qui vaille la peine....le reste...merci Alice....ça fait "convenu" de remercier mais franchement, j'aime autant quand t'es serieuse et sensible que quand tu deconnes...bisous

Mimi 22/07/2016 09:18

Tu es dev+ en + radieuse et ça fait plaisir à voir! Bravo pour ton article, ça fait réfléchir... Bisous

gigi 22/07/2016 08:33

Genial ton article , Alice , je m y met illico j aborde les gens au magasin , je plaisante leur fais un ptit compliment ils repartent avec le sourire , jsuis pas doue , maisj essaie , bisous .

Guilaine Linton 22/07/2016 07:30

Super article, comme d'hab.

J'adore ta phrase : "Vous vous souviendrez des bons moments, de la joie, de l'amour que vous avez donné, de celui que vous avez reçu, et de ce que vous en avez fait. Vous vous souviendrez des petits moments qui n'ont en apparence l'air de rien, mais qui mis bout à bout, forment une jolie histoire."
En clair on conserve notre monde intérieur. Pas l'aspect matériel de la vie.

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La vie "presque" ordinaire d'une incorrigible provocatrice de sourires, agitatrice de consciences... Et ses tribulations !