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30 Jun

Regard de médium...

Publié par Alice Kara Medium  - Catégories :  #Petites pensées comme ça en passant...

Voici le texte d'un ami féru de mots... je lui ai proposé d'écrire quelques lignes pour mon blog et je lui ai donné carte blanche. Voici le fruit de son travail...

Merci Molecule... je suis flattée d'avoir tes mots ici... 



Avant-propos 
Tout d’abord, éloignons-nous de la cohorte réfractaire des caricaturistes de l’au-delà, les fadaises de ces intellectuels de l’extrême ne sont que des coups de semonces qui ne troueraient que le postérieur d’une mouche. 

C’est quoi un médium ? 
Le médium est une personne qui sert d’intermédiaire entre les esprits et les hommes. Le médium possède la faculté d’entrer en contact avec ces habitants invisibles, il les voit, les entend, les sent, ou les trois. 

Historique 
Il fut une époque ou la folie de l’église exploitait les craintes populaires afin de nourrir l’appétit croissant des buchers. L’ombre du malin était dissimulée derrière chaque pénitent, et les prélats arpentaient les sentiers de la suspicion pour y dénoncer les reflets embrasés de leur propre folie. Les victimes étaient tous porteurs d’accusations d’hérésie, les tribunaux était composés de démons humains, et les peines infligées, à la hauteur des atrocités commises. Cette époque est aujourd’hui enterrée dans les culs-de-basse-fosse du catholicisme, il faut donc éviter de creuser en profondeur dans les jardins des chapelles. L’erreur est humaine, vous diront encore quelques traditionnalistes à peine repentis de cet héritage maudit. 
Les victimes de cette politique d’extermination furent de pauvres hères qui se retrouvaient promis au sacrifice sur simple dénonciation des biens pensants, irréprochables citoyens de l’époque. Les sorciers et autres médiums étaient des objectifs privilégiés, ils affichaient une différence qui ne pouvait venir que des enfers, du moins s’en glorifiaient les pontifes sanguinaires de l’époque. C’est avec cet héritage accroché aux testicules de l’église qu’il faut à présent trainer ce fardeau sur le chemin caillouteux de la repentance. Alléluia mes frères, ils ont presque pardonné à leurs martyrs d’avoir fait perdre du temps à l’église. 
Bien entendu, le passé reste le passé, les temps ont changé, les mentalités ont (évoluées), on notera les parenthèses, car ce qu’on appelle « évoluer » n’est en fait qu’un changement d’habitudes, peut-être les vertus de la prière auront-elles éclairées quelques pontifes avisés. Il n’en demeure pas moins qu’à ce jour, l’église à troqué ses investigations ancestrales contre le pardon, les justes restent justes et les criminels pardonnés. Cette page d’histoire reflète la grande évolution populaire qui consiste à passer du pardon à la lâcheté. Après tout, ne sommes-nous pas dans une ère ou les coffres du Vatican sont plus repus que n’importe quelle banque européenne, ce qui incite à penser que l’église dévore plus qu’elle n’honore. 

Nos médiums et la vision de l’évolution 
Ils font souvent l’objet de nos critiques infondées, mais ne souffrons-nous pas plutôt de cécité à leurs yeux ? Que de condamner ce que nous ne comprenons, pourquoi ne pas imaginer ce qui nous est pénible d’accepter. La rationalité n’est qu’une vérité qui justifie le matérialisme, hors, nous sommes entourés d’un flux énergétique invisible, pourtant il existe, l’aura, elle est même détectable par le biais de la spectrométrie, une avancée technologique qui nous permet de distinguer, entre autre, des formes spectrales communément appelées: fantômes, esprits, ectoplasmes, apparitions et autres appellations peu rassurantes. Pourtant, nous sommes entourés par ces présences invisibles, la plupart sont des êtres chers qui se nourrissent de nos pensées, d’où leur présence à nos côtés. Personne ne disparaît vraiment, il n’y a que nos pensées qui s’éloignent. Notre existence n’est jamais le fruit du hasard, nous avons tous une mission ici-bas, l’évolution, ou le chemin de la lumière. Dans notre matérialisme incontrôlé, nous avons relégué Dieu à un objet publicitaire qui ne fait que vanter les produits de notre égoïsme. Notre société étourdissante nous a rendus aveugles à la vérité, nous avons détruits notre habitat naturel avec une inconscience qui fait pleurer les anges. Que pouvons-nous donc espérer dans cette voie sans issue ? 
Pour celui qui a semé le doute dans la terre fertilisée de l’ouverture, et qui a vu germer la première pousse d’une nouvelle existence, qu’il gravisse les marches de l’évolution qui mène à la vérité, celui-là sera bienheureux. 
Nous sommes à l’aube d’une nouvelle civilisation dont l’évolution n’aura plus rien de comparable avec ces mentalités arriérées avec lesquelles nous souillons notre quotidien. Vos médiums sont des êtres rattachés à cette lumière divine, ils sont là pour vous aider, parfois vous guider. 
Il n’est point de honte à se rendre chez un médium, il vous ouvrira les portes d’un monde ou vos ancêtres et être chers vous regardent, ils pourront ainsi vous délivrer leurs messages de paix. S’il est bien des êtres à qui vous pouvez demander des conseils, ce sont vos médiums. 

Molécule
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Biche 03/03/2013 13:41

En lisant l'historique de ce texte, je pense à ce livre qui décrit fort bien la manière dont étaient traitées (ou sont encore parfois traitées) les sorcières médiums.

Il s'agit de "Un bûcher sous la neige" de Suzan Fletcher

Au coeur de l'Écosse du XVIIe siècle, Corrag, jeune fille accusée de sorcellerie, attend le bûcher. Dans le clair-obscur d'une prison putride le Révérend Charles Leslie, venu d'Irlande espionner
l'ennemi, l'interroge sur les massacres dont elle a été témoin.
Mais, depuis sa geôle, la voix de Corrag s'élève au-dessus des légendes de sorcières, par-delà ses haillons et sa tignasse sauvage. Peu à peu, la créature maudite s'efface; du coin de sa cellule
émane une lumière, une sorte de grâce pure. Et lorsque le révérend retourne à sa table de travail, les lettres qu'il brûle d'écrire sont pour sa femme Jane, non pour son roi. Chaque soir, ce récit
continue, Charles suit Corrag à travers les Highlands enneigés, sous les cascades où elle lave sa peau poussiéreuse des heures de chevauchée solitaire. Chaque soir, à travers ses lettres, il se
rapproche de Corrag, la comprend, la regarde enfin et voit que son péché est son innocence et le bûcher qui l'attend le supplice d'un agneau.

Excellent livre avec de magnifiques descriptions de la nature.

missmauve 16/10/2010 15:02



Un texte aux mots bien sentis qui fait le lien entre le monde matériel et l'immatériel, entre notre vie contemporaine et le passé...



Tétys 21/07/2009 20:48

superbe texte molécule, mais pouvait-il en être autrement? bisouilles à vous deux. Tétys

Alice Kara Medium 21/07/2009 23:20


Il est bien molecule hein?
Une plume inimitable !
Bisous tôa !
 


Chèvrefeuille 30/06/2009 22:25

Je tiens a remercier Alice pour le temps qu'elle m'a consacré ..et je lui dis BRAVO...!

Alice Kara Medium 01/07/2009 17:11


Tout le plaisir a été pour moi Chèvrefeuille. Si un peu de mon temps peut permettre d'aider...
Ravie que tu ait trouvé des réponses.
Et merci pour ce commentaire ! 


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La vie "presque" ordinaire d'une incorrigible provocatrice de sourires, agitatrice de consciences... Et ses tribulations !