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24 May

Aimer ? Ou avoir peur d'aimer ?

Publié par Alice Kara Medium  - Catégories :  #Petites pensées comme ça en passant...

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Bonjour mes anges !!!

 

Je vous parle souvent de l'amour humain. 

L'amour humain pour moi, c'est aimer avec un "coeur d'artichaut" pas au sens de tomber en amour pour n'importe qui n'importe comment. C'est aimer sous couvert de tout un tas de feuilles de limitations, qui empêchent d'aimer véritablement. Avec le coeur caché sous les feuilles.

Ces feuilles sont tout autant de peurs qui nous empêchent d'aimer comme nous devrions tous aimer. Sans attentes et sans contrepartie.

 

Nous imitons l'amour, un peu comme on nous a appris à aimer, on rencontre quelqu'un, on décide de l'aimer et on choisit de faire des concessions pour s'adapter à un autre. 

On oublie souvent d'Être. 

Si cet autre aime la pèche, on va s'intéresser à la pèche, même si on a envie de vomir chez le poissonnier... Et ainsi de suite. 

J'ai déjà parlé de ça dans un article intitulé "La théorie des coeurs d'artichauts". (Que vous pouvez trouver dans la section de recherche)

 

Aujourd'hui, j'ai envie de vous aider à faire tomber une des feuilles de vos petits coeurs d'artichauts.

 

Dernièrement, j'ai découvert un truc sur moi et ma façon de m'investir dans une relation sentimentale.

 

J'ai découvert qu'il y a une raison pour laquelle je pense  à certains moments que je serais heureuse toute seule ma vie durant. Ce n'est pas parce que j'ai envie d'être seule, ni parce que je me suffit à moi même, ni parce que je ne supporterais pas d'avoir quelqu'un à mes côtés. Je ne pense pas être mieux seule qu'accompagnée. 

Non, la véritable raison pour laquelle je dis ça, c'est parce que je pensais que si j'aimais quelqu'un et que ça foirait, je ne le supporterais pas. 

Moi, celle qui crie partout qu'on peut aimer de nouveau, même après le plus grand des chagrins d'amour. Avec un coeur même mal en point et tout rapiécé avec des pansements bob l'éponge. Je me suis rendue compte que j'avais toujours cette peur là en moi. Et que cette peur me freinait pour vivre une relation. Notamment une relation avec Grand A. Si je vivais quelque chose avec elle et que je la perdais un jour... Le supporterais-je ?

 

La peur de la souffrance amoureuse est ce qui nous donne l'impression que l'on va être mieux seul. 

On est seul, on souffre, mais on souffre moins que si l'on avait le coeur en morceaux. On a déjà pour la plupart d'entre nous expérimenté ça, avec nos premiers amours que l'on pensais faire durer toujours et qui pourtant ont laissé un vide béant dans nos petits coeurs d'artichauts.

 

La souffrance de l'amour est une souffrance bien évidemment différente de la douleur physique, mais peut être tout aussi attroce. Le thorax qui nous donne l'impression de s'ouvrir en deux, la peine que l'on sent remonter par tous les pores de notre peau, le corps sans vie, inerte qui n'arrive plus à avancer. Les larmes qui ne cessent de couler. Pour l'éviter, on préfère se complaire dans ce que l'on connaît déjà et qui est supportable. Être seul.

Se lancer dans une nouvelle relation induit que l'on peut de nouveau recommencer à souffrir si cette nouvelle relation prend fin, ou foire, ou que l'on est séparé de son "autre" pour n'importe quelle raison.

Il faut se sentir prêt.

 

Une relation peut durer des années, ou quelques semaines, elle va donner la même souffrance. On sait quand ça commence, mais jamais quand cela va prendre fin, on ne sait jamais quand on va arrêter de souffrir. On pense que cela va durer toujours. C'est un peu comme une mort, sauf qu'on doit continuer à vivre.

C'est donc plus simple d'être tout seul. Plus confortable. 

Et surtout plus confortable de se dire que l'on a pas besoin d'amour. Au cas ou l'on découvre un beau jour qu'on en a besoin, il ne vaut mieux pas s'y frotter. 

 

Car si on aimait, et si on se rendait compte qu'on avait besoin d'aimer et d'être aimé et que l'on avait besoin de cet amour là et que pour une raison ou une autre on perdait cet amour, on ne le supporterait pas. On croit en l'amour, on construit notre futur autour et tout perdre d'un coup fait souffrir.

 

Il est souvent préférable de se dire qu'on n'a pas besoin de cet amour là, qu'on peut vivre sans et que tout va bien aller si on ne sait pas qu'il est nécessaire à la vie. A notre vie. 

Ainsi, avant d'aimer trop, on rompt une relation. Ou on ne s'investit pas du tout dedans. Ou on refuse une quelconque proposition. Où on l'éloigne, on se tient à distance, même inconsciemment. 

N'avez vous jamais dit ou pensé : "Moi l'amour, on ne m'y reprendra plus ! Je n'en veux plus, je suis bien seul(e)"

Ou "Mon destin, c'est d'être seul(e)"

Cette phrase contient plus de peur qu'elle ne semble paraître. La peur de connaître de nouveau cette souffrance du chagrin d'amour. 

 

La vraie question derrière c'est "Pourrais-je survivre à tant de peine ?"

 

Comment alors se libérer de cette peur là ?

Toutes les réponses sont dans votre vécu. Dans votre expérience de vie. 

Repensez à vos amours passés. Que ressentez vous aujourd'hui ? Vous êtes vous remis(es) de cette souffrance là ? Vous en souvenez vous ? Vous souvenez vous d'avoir souffert ? Cette souffrance vous a t'elle parue insupportable au moment ou vous l'avez vécue ? Vous semble t'elle si insurmontable maintenant ? 

Un petit quelque chose me dit que vous pouvez même y penser avec un brin de nostalgie et un sourire au coin des lèvres...

 

L'amour se multiplie, il ne se divise pas. Plus on aime, plus il grandit. Comme quand on a des enfants, on n'arrête pas d'aimer le premier pour en avoir un second ou un troisième.

Dans une relation sentimentale, et ce, même si elle nous a fait souffrir, on continue d'aimer, puis on se rend compte au fur et à mesure qu'on aime différemment. L'amour se transforme. Il n'est pas parti, il a juste changé. On perd les attaches et on aime mieux, même de loin. Il faut du temps pour se rendre compte de ça. Le temps de "pousser", comme le dirait Obiwan. 

Et quand on rencontre quelqu'un d'autre, on aime de nouveau. Car l'amour que l'on a en nous s'est multiplié et a une contenance infinie. 

 

La vie ne nous envoie rien que l'on ne peut surmonter. Lorsque c'est dur, dites vous que vous êtes une petite graine qui pousse et que chaque épreuve va vous permettre de vous renforcer pour que vous deveniez de beaux et grands arbres. Des troncs majestueux et emplis de vie. L'amour est votre sève. Autorisez le à couler dans vos veines.

 

@ Bientôt quelque part mes anges ;)

 

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dominique royer 25/05/2011 23:22



Sous le charme de ce texte    amitié dominique



Isa 24/05/2011 21:03



Et si on arrêtait tout simplement d'associer l'amour à la souffrance ? Si l'on souffre c'est parce que, comme tu dis, il y a des attentes ou des blessures en nous qui persistent et ressurgissent
quand une histoire s'arrête.


J'ai compris ça il y a peu, après bien des années de tourments inutiles. Enfin inutiles, pas tant que ça, puisqu'ils ont fait ce que je suis aujourd'hui.


Je suis aujourd'hui persuadée qu'on ne peut aimer vraiment (et être aimé en retour) que lorsqu'on est "complet", qu'on s'accepte enfin tel qu'on est, et que surtout, on n'attend pas que l'autre
comble un vide en nous ou réponde à des besi-oins qui ne sont pas forcément les siens.


Celui que j'aime n'est pas avec moi, ne le sera peut-être jamais, mais ça me fait du bien de l'aimer, de lui souhaiter mentalement d'être heureux. Une petite part en moi croit encore à un
miracle, envers et contre tous (toi y compris ) mais quoi qu'i arrive, je suis maintenant sereine face à l'avenir.


L'amour est partout, pour tous, et ça fait pas mal


 


Bizzzz



Source 24/05/2011 20:52










Alice Kara Medium 25/05/2011 03:33



Rapé encore !



ore 24/05/2011 17:39



Merci Alice, c'est exactement ce dont j'avais besoin de lire pour l'instant. Mais c'est normal, car les choses sont bien faites :)


Bisous



lore 24/05/2011 16:04



en toute honnêteté, j'ai été follement amoureuse, et depuis je pense qu'effectivement je me protège, même si je me suis jamais dis que je devais finir seule plutôt que de soufrir. moi je me suis
dis, qu'il fallait que je ne montre pas à l'autre mon amour pour que lui pense que je ne l'aimais pas, ainsi, il s'interesserait, en résumer, je joue au "fuis moi j'te suis, suis moi, j'te fuis"
mais j'essaye d'arreter en ce moment... par contre c'est pas simple!



Linda 24/05/2011 15:19



Kikou Alice, je l'aime tant et chaque jour j'ai peur que l'on se sépare. Cette peur est usante, je n'ai pas envie de revivre un chagrin d'amour surtout celui-ci ! je ne pense pas que je le
supporterais...


je pense à toi Merveilleuse Alice


BISOUS


Linda qui t'aime


 



jardin zen 24/05/2011 12:44



toujours aussi chouette !!!
oui ,nos petits coeurs sont des coeurs d'artichauts ......
et l'amour nous tombe dessus ,plof,comme .......quand on marche et qu'un oiseau de signale ,sauf que ,là,c'est comme une armoire ancienne ,GÉANT!!


bizzzzzzzzzzzzzzzzzzen



Franck 24/05/2011 12:05



Alice,


Encore une fois, deux articles qui viennent répondre à des intérrogations. Pour le détachant, faudra que je trouve le bon, lol. Non, j'ai encore beaucoup à apprendre et à comprendre, tant mieux,
j'espère que cela ne s'arrêtera jamais.


Pour ce qui est de l'amour humain. J'aime bien le mot "amour humain', il parait que je viens du monde des étoiles, ET dans un pyjama humain, lol.... Quelle expérience !!!!


Comme le dit un message que j'ai un jour reçu..... Les peurs que l'on projette appelent les dangers que l'on redoute. C'est vrai, nous co-créons les échecs, les ratés, les erreurs, parce que nous
y mettons des peurs au lieu d'y mettre des espoirs, des envies, des désirs, des rêves par millier et de l'amour aussi.


J'ai transmis des messages à un médium qui est bloqué par ses peurs, ce Dimanche, l'un d'en eux disait qu'il n'avait qu'à offrir de l'amour et en recevoir en retour, mais peut-être qu'aimer lui
faisait peur.


Ce n'est pas de l'amour, mais de sa perte que nous avons peur. Comme pour la vie, nous n'avons pas peur de la vie, mais de la mort et cette peur nous empêche de vivre pleinement.

Merci, encore merci mon inspiratrice préférée.


Je t'aime aussi fort et loin que l'univers le permet.


Gros Bisous


 



Celine 24/05/2011 09:56



Je crois sincerememt que ce n'est pas l'amour qui fait souffrir, mais ce qu'on en attend en fait. Si on attend de vivre une relation parfaite et que ca foire, ce n'est pas d'aimer qui fait mal,
c'est le fait que cette relation ne corresponde pas a ce dont on revait, ce que l'on aimerait vivre.


Chaque amour, chaque experience nous apprend quelque chose sur nous, sur les autres pour nous permettre d'avancer vers cet amour divin qui est le but ultime. On souffre si on reste bloque dans
l'attente, dans les regrets, les frustrations, le manque ... il me semble qu'il est temps aujourd'hui d'apprendre a aimer differement pour ne plus associer systematiquement amour et souffrance.
L'Amour appelle l'Amour sans peur ni retenue, sans contrainte ni attente ... juste l'Amour universel, infini, divin ... bisous sister ;)



Charline 24/05/2011 08:50



Je citerai un grand philosophe de notre ère :
" All you need is Love !
All you need is Love !
All you need is Love, Love !
Love is all you need ! " ♫


John Lennon.



GG 24/05/2011 08:31



J'adore ton texte car il est super positif. Cela ma fait penser a des gens qui me disaient ne pas vouloir trop s'investir dans une relation de peur de souffrire. Ma reponse a toujours ete la
suivante: est-il preferable de vivre sur la retenue toute sa vie ou a 100%, au risque de souffrire un jour???? Sincerement je vote pour la seconde car que ce soit avec l'amour en particulier ou
la vie en generales, il faut tout vrivre a 100% et puis merde, si on se casse la gueule, on ne peut en ressortitr que plus fort.


Je t'aime ma belle belle-soeur;)


 






sareri 24/05/2011 06:50



bonjour alice


je crois que j ai cette meme peur alors pour me proteger , j ai fais une croix sur cet amour la , mais je vis tres bien d une autre maniere,,,,,,


bisous sonia



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La vie "presque" ordinaire d'une incorrigible provocatrice de sourires, agitatrice de consciences... Et ses tribulations !