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11 Aug

Flipette ? Moi ? nooooon...

Publié par Alice Kara Medium  - Catégories :  #Élucubrations médiumniques !

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Bonjour mes anges !!!

 

Cette semaine, l'une des cogitations les plus présente dans ma tête, (suite à ma vie perso et parce que ce fut le thème dans plusieurs consultations...) ça a été la peur. Sous toutes ses coutures. 

 

Tout comme moi, et parce que vous n'êtes pas arrivés ici "par hasard", vous êtes de grands rêveurs. 

Des réveurs XXL. 

Moi j'aime bien les rêveurs, j'trouve ça top, top moumoute. 

 

Sauf que, rêver, c'est bien, et vous serez tous d'accord avec moi, réaliser, c'est mieux. 

 

L'une des choses qui nous bloque dans la réalisation, c'est la peur. 

La peur de réussir parfois, mais beaucoup plus souvent la peur d'obtenir ce que l'on rêve, et de le perdre ensuite. 

 

Un super boulot par exemple. 

On est content quand on l'obtient, mais souvent, on est tiraillé par la peur de le perdre. Surtout lorsque l'on a mis beaucoup de temps avant de l'obtenir. 

En amour aussi. On attend l'amour, et une fois qu'il se pointe, on se dit qu'il vaut mieux faire machine arrière, juste au cas où l'on s'attacherait, parce que s'attacher, ça induit que l'on peut aussi perdre l'être aimé. 

 

Nous n'avons pas réellement peur de la réussite en elle même, nous avons peur de la souffrance. 

Nous avons peur de souffrir. 

Si c'est trop bien, on va être heureux. Mais, et si ça foirait ? 

Et si on perdais tout en une fraction de seconde ? La souffrance serait t'elle plus ou moins forte qu'avant que nous ayons connu ce "trop bien" ? 

 

Vous avez tous connu des déceptions. Qu'elles soient professionnelles, ou sentimentales. Ou autres. 

Vous avez tous connu quelqu'un ou quelque chose, qui vous a rendu heureux, et vous l'avez peut-être perdu. 

La souffrance que vous avez ressentie au moment de la "perte", vous vous en souvenez. Cela a crée chez vous un mécanisme d'auto-défense. Qu'on le veuille ou non, nous avons été en quelque part, conditionné. Chaque fois aujourd'hui qu'un bonheur se pointe, il y a une sorte de "WARNING" qui tente de nous prévenir d'une possible souffrance. 

 

Un peu comme quand on prend une gamelle en vélo. On hésite avant de remonter en selle. 

Parce que nous nous souvenons d'avoir souffert après la chute. Et on se demande si ça peut arriver une nouvelle fois. 

Certains remontent sur leur vélo, font fi de la peur, et apprécient de nouveau le vent qui frole leurs joues. 

D'autres ne remonteront jamais. Ils imaginent tous les scénarios catastrophes possibles. Et restent à terre. 

 

On ne peut mesurer la grandeur de quelqu'un aux chutes qu'il a évité. Par contre, on peut déterminer sa valeur, en comptant le nombre de fois où il est tombé, et où il a trouvé la force de se relever. Pour tenir debout à nouveau. 

 

Le truc, c'est que peu importe ce que l'on fait, on ne peut éviter la souffrance. On ne peut empêcher un coeur d'aimer. On ne peut passer au travers de rien. 

 

Ce serait comme tenter de traverser la rue sous la pluie, en évitant les gouttes. 

 

Garder ses rêves dans un placard, pour ne pas les perdre, ou parce que nous avons peur qu'ils ne se réalisent pas, n'évitera pas la souffrance. Vous aurez simplement une souffrance différente. Une souffrance lente, que l'on peut essayer de cacher, mais qui restera là quand même. La souffrance du conditionnel. "Et si ?" 

Et si j'avais fait ça, et si j'avais tenté de ? etc. 

Les regrets font souffrir. 

 

Dans notre mental seulement, les regrets, on se dit qu'ils font moins souffrir au final qu'une douleur aigue, qui fait mal (en criss lol) sur un moment précis. 

Dans un cas comme dans l'autre, nous y sommes exposés. D'un côté, avec une douleur qui peut devenir chronique, de l'autre, avec une douleur qui peut nous faire mourir de chagrin d'un coup. 

Dans les deux cas, j'vous le donne en mille, ça fait mal. lol

 

Même si les effets de la douleur du "conditionnel" paraissent moins graves sur le moment. 

Les relations sentimentales sont un parfait exemple pour ça. 

On est célibataire. On s'est habitué à être célibataire, on s'est fait à l'idée. On souffre du manque d'affection, de la solitude, on râle, on est habitué à la souffrance du célibat. 

Lorsque l'amour pointe le bout de son nez, parce que l'on a peur de souffrir, on lui ferme la porte. 

 

Parce que l'on se dit que tout seul, la souffrance, on la connaît. Si l'histoire d'amour vient à tomber en morceaux, la souffrance que cela amène, on la redoute, et on se dit qu'elle pourrait nous faire trop mal. 

On se met en mode survie. On ferme la porte. Souvent, sans même avoir essayé. 

 

Et au lieu de vivre et de profiter de ce que nous offre la vie, on survit. 

 

On stagne. 

 

Pareil pour le professionnel. 

On a un CDI, un salaire qui tombe à la fin du mois. Ce boulot là, on le déteste, mais pourquoi en changer ? 

Cela mettrait bien trop de doutes dans nos têtes, bien trop de flou, bien trop de changements. 

Le changement fait peur. On préfère souffrir lentement plutôt que de l'accueillir. 

 

On survit, on remplit le frigo. 

 

La vie, pour moi, ce n'est pas ça. 

Bien sûr, moi aussi j'ai été conditionnée comme vous. Moi aussi j'ai peur. Moi aussi je suis une flipette sous bien des aspects. 

Moi aussi je sais ce qu'est la souffrance, physique, amoureuse, ou professionnelle. 

(J'ai déjà raconté tout ça dans des articles précédents, ndlr pour les nouveaux lecteurs... Ah et bienvenue à vous au passage ! lol) 

 

Mais je pense, qu'à un moment donné, les rêves sont faits pour sortir du placard. L'amour doit être accueilli, et on ne peut se refuser de faire du vélo si on adore ça. 

On peut mettre des petites roulettes pour se remettre dans le bain. 

On peut y aller mollo en amour. 

On peut franchir les étapes unes à une dans le travail. 

 

Mais refuser, sous entendu, refuser le bonheur, ou un grand accomplissement, parce que nous avons peur, ce n'est en rien une solution. 

Je la comprend parfaitement. 

Ne pas savoir si ça "aurait pu fonctionner" fait beaucoup plus de mal si on calcule au "prorata" sur toute une vie que de souffrir un bon coup quand on obtient la réponse. Ou que l'on perd ce que l'on voulait. 

On a l'opportunité de prouver sa valeur en se relevant. 

En restant debout, on est content, on a pas de cicatrices, mais on n'a pas non plus beaucoup de choses à raconter. (Vous l'avez tous fait ça, raconter comment sont arrivé vos cicatrices, chez les scouts, où whatever lol)

 

Les plus grands destins ont reçu les plus grandes cicatrices. 

Michael Jackson ? 

Edith Piaf ? 

Steeve Jobs. 

Freddy Mercury.

(Je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai que des morts qui me viennent en exemple là tout de suite, ça doit être parce que Wilson me les souffle à l'oreille lol)  

Ah, j'en ai des vivants... lol

Nelson Mandela !

Le 14ème Dalaï Lama ! 

 

Si ces personnes là n'avaient pas pris le risque de souffrir, pour accomplir ce qu'ils ont accompli, notre monde serait différent. Je ne serais même pas en train d'en faire un article aujourd'hui. 

 

Osez mes anges, osez le bonheur, prenez des risques, peu importe si vous tombez, vous vous relèverez toujours. 

 

La vie ne nous envoie rien d'insurmontable. Et si ça l'est, une fois là haut, on se rend compte finalement, que cela ne l'était pas. 

 

Ils en ont des choses à raconter là haut, ceux qui ont pris des risques ! 

Mais ils n'ont même pas besoin de le faire. Car leur vie, ils nous l'ont léguée en exemple. 

Ils nous ont légué des trésors exemplaires de prises de risques. Ils nous ont légué l'absolu. L'amour de la vie. 

 

Aimez tout ce que la vie vous donne, de bon ou de mauvais. 

Aimez toutes les fois ou vous vous êtes lamentablement cassé la gueule, où vos dents se sont pétées, où vous avez eu l'air ridicule. Riez de tout ça. Riez de la vie. 

Riez de vos casseroles ! 

Elles ont fait de vous, exactement ce que vous êtes là tout de suite. 

 

Ne dites jamais non à ce que votre coeur vous dit. Ne dites jamais non à un bonheur possible pour éviter un hypothétique malheur.

Si, tout comme moi, vous voulez Tout... Virez la peur qui va avec une éventuelle perte de ce Tout. 

 

 

Devenez des héros. Soyez des licornes.

 

@ Bientôt quelque part mes anges ;)

 

 

 

Commenter cet article

Isa 01/02/2014 17:51

EN lisant l'article il m'est venu au fur et à mesure 3 références (oui j'aime bien l'éclectisme -même si c'est fatigant- loool ! ) :
*


* "Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors." (Rabindranàth Tagore)
* Dory : Bah si tu fait en sorte qu’il ne lui arrive jamais rien, il risque de ne jamais rien lui arriver… (Nemo, Disney)

si seulement j'étais capable de m'appliquer ça ... ;-) lol !

Biche 20/08/2012 11:31

Tu vois Alice, "on ne peut pas se vacciner contre toute souffrance" fut ma leçon de l'été 2011, il y a donc tout juste 1 an.
Ton texte est très intelligent une fois de plus.
Je t'embrasse.
Biche

la marocaine 11/08/2012 22:15

ah oui j oubliai , je suis nouvelle ici , je decouvre aussi ton blog.
c est gentil de nous souhaiter la bienvenue
le sujet qui me passionne c est la spiritualite . j ai beaucoup lu sur le sujet mais j ai toujours autant de questions .
ca serait bien de faire une soiree cafe philo !

la marocaine 11/08/2012 22:09

c est exactement ca ! il m a fallu du temps pour oser prendre des risques et ainsi donner un sens a ma vie .
c est precieux la vie.

Laurence 11/08/2012 13:39

Merci pour ces merveilleux conseils Alice...

Lloba 11/08/2012 13:19

Ben je suis une habituée du "mode flipette", mais en essayant toujours et encore. Et oui je suis un peu maso mais comme l'espoir fait vivre, je préfère souffrir en espérant plutôt qu'en
regrettant...

penelope 11/08/2012 11:59

j'adore tes messages synchroniques du matin
jier, je travaillais sur la compréhension de la peur du noir de mon fils, et de ce cyclope qui le hante depuis 4 ans.
alors nous faisons des petits mantras, pour dompter la couleur de son oeil, qu'il devienne bleu protection, et non plus rouge angoisse

je quitte mon homme en lui envoyant de l'amour, parce que je n'ai pas peur d'être seul.
bon, flipette avant, mais là sérénité

et je te lis
et je me dis que c'est trop bien d'avoir des réponses dans la semaine à mes questionnements existentiels

ah oui, au fait, ça m'a manqué les articles de tes vacances qui ont buggés?

so fan alice...

Lore 11/08/2012 11:52

Oh, j'adore les licornes!!!
En amour j'ai bien souffert les vingt premières années de ma vie, du coup, il m'a fallu douze ans pour retomber en amour... mais quand c'est arrivé, c'est à dire ya pas longtemps... et bah j'ai
foncé. Sans doute aussi la lecture assidu de ton blog a aider!

Pour le travail, c'est différent mais là c'est pas comme si j'avais le choix, je souffre tellement quand je n'écris pas que bon... là-haut ils m'ont pas laissé la possibilité de me dérober. après
il faut juste trouver l'éditeur.

solisiter 11/08/2012 11:42

Et bien moi je n'ai pas peur de perdre cette "chose" tant espérée/rêvée mais peur de ne plus avoir de but, d'envie, de rêve après cela.
Réaliser un rêve c'est se rendre compte qu'il est à portée de main, que c'est possible... Après il est difficile de rêver à nouveau. Enfin pour moi.
Qu'en penses-tu ?

Tof 11/08/2012 10:54

Bonjour Alice. Cela fait seulement 15 jours que j'ai découvert ce blog et autant dire que je suis accro, j'aime beaucoup ce que tu y racontes et surtout la façon dont tu le fais. Un grand merci à
toi pour ça. La peur de se planter, ça c'est ma spécialité, je suis sûr que j'aurais des chances de médaille olympique dans ce domaine. Et c'est vraiment pas facile de lutter contre. Mais j'ai bon
espoir, à force de m'inspirer de ta positive attitude les choses ne peuvent que s'améliorer.

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