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20 Nov

Qu'est ce que tu fais ? Bah rien, je meurs, attend deux secondes...

Publié par Alice Kara Medium  - Catégories :  #Élucubrations médiumniques !

emi.jpg

Bonjour mes anges !!!

On m'a posé une question par mail hier. "J'ai l'impression que tu ne nous dis pas tout sur ton blog, tu dis souvent qu'être médium ce n'est pas facile etc, mais quand on te lit c'est vraiment fun en fait, donc je me disais qu'il y a quelque chose que tu gardes pour toi. Mélissa"

Tout d'abord, je l'ai fait par mail, mais je voudrais remercier cette jeune Mélissa ;)

Je ne cache pas grand chose ici. Vous êtes nombreux à me lire, il y a des médiums dans l'auditoire, et mes amis qui me connaissent dans la vie de tous les jours. Et je suis exactement pareille ici que dans la vie. Mais il est vrai que ce n'est pas faux ce que dit cette jeune lectrice. 

En fait je vis très bien avec ma médiumnité. J'ai accepté les choses, même si j'ai eu du mal avec ça au début, je me suis très bien acclimatée. Comme je dit à tout bout de champ que tout le monde est médium, j'essaye de vous en montrer avant tout les avantages, plutôt que les inconvénients. Pour éviter que vous partiez en courant en hurlant que vous voulez que l'on vous enlève vos intuitions illico presto lol

Il y a une particularité qui va de pair avec le don de médium (ou peut être simplement avec moi, j'en sais rien...) dont je ne vous ai pas encore parlé me semble t'il...

C'est plutôt un truc que l'on cache en général, parce que ce n'est pas l'un des aspects les plus réjouissants de ce don.

Lorsque l'on est médium, et donc sensible plus que de raison aux énergies environnantes, on attrape au passage des choses qui se passent en temps réel, (dans l'un des "moments présents" passé, présent où à venir) sans savoir forcément d'où ça vient, ni pourquoi nous recevons ça.

Ces énergies ne nous appartiennent pas, on les partage. Cela fait parti de notre petite particularité appelée "l'empathie".

Nous sommes aussi mis à contribution énergétiquement parlant pour aider à certaines transitions. La mort étant la plus répandue. Le passage d'une matière à une autre. 

Nous partageons les émotions, les ressentis et souvent les douleurs des personnes qui passent de l'autre côté. (Pas toutes heureusement...)

Les âmes (surtout ceux qui n'ont pas encore passé la lumière) ont souvent tendance à partager leurs souvenirs avec nous, ils nous les envoient sous forme de ressentis physiques. Avant, pendant et après. Et la première chose qui arrive, ce sont des douleurs. 

 

Plus on a de communication avec eux, plus on connaît de façon de mourir. 

Au fur et à mesure de mes communications avec nos voisins du dessus, j'arrive à déterminer avec plus de précision quelle douleur correspond à quoi. 

Lorsque je reçois un message de quelqu'un qui se tire une balle dans la tête, c'est comme si je la prenais moi aussi. Lorsque c'est un coup de couteau, je le ressens. Un accident de voiture ? Pareil. 

Décapitation (c'était pas Marie-Antoinette hein...) Brûlures, crise cardiaque, cancer... J'ai même été "immolée" une fois m'a t'il semblé...

Je ne saurais pas vous dire combien de fois je suis "morte"... Ni combien de fois j'ai accompagné quelqu'un dans la mort. Même sans être présente avec la personne. Cela peut être à des milliers de kilomètres. 

C'est affreux à dire, mais on s'y habitue. Vraiment. Cela peut arriver plusieurs fois par jour. Il n'y a pas grand chose à faire à part attendre que ça passe. Cela ne dure jamais longtemps, à peine quelques minutes. C'est parfois éprouvant physiquement, et puis ça repart aussi vite que c'est arrivé. 

J'arrive à le cacher la plupart du temps, lorsque ce sont des douleurs "intérieures" touchant les organes internes. Je fais comme si de rien n'était, je suis juste muette pendant quelques secondes. Car je suis habituée à la douleur. Je reste debout, stoïque, et droite. Mais il y a des fois où c'est un peu plus compliqué. 

L'une des façons les plus visibles de mourir sur moi (c'est pas très français ça, mais j'ai rien d'autre qui me vient là tout de suite lol) c'est la noyade. Je ne peux pas faire autrement que m'étouffer. Comme si on avalait de travers et que l'on buvait dix tasses en un seul coup. Les poumons se contractent et la gorge racle à force de tousser. Comme si l'on toussait au point de se faire vomir. Je ne suis jamais encore arrivée à cacher ça. Les gens à côté de moi me regardent désemparés, des larmes coulent sur mes joues tellement je lutte. Je fais passer ça comme si j'avais avalé de travers. La seconde, c'est la pendaison. Qui touche très fort la gorge. Mes cervicales sont en charpie tellement j'ai eu à ressentir ça.

Mes articulations craquent continuellement, sans doute parce que j'ai souvent senti mes os se briser en mille morceaux. (Il y a beaucoup de chats qui se font écraser dans la rue devant chez moi... Humpf)

Bien que la douleur parte presque aussi vite qu'elle est venue, on l'oublie rapidement. Mais il reste les sentiments, les ressentis et les sensations, qui ne s'en vont jamais réellement. Comme si le corps gardait en mémoire tout un tas de morts cliniques. A chaque fois, ce qui me hante le plus, c'est mon coeur qui stoppe et puis repart. Même l'espace d'une fraction de seconde. Nous sentons ça aussi. Cela signifie que c'est fini, la "transition" est faite. S'en suit un soulagement et bien souvent une félicité, qui soulage d'autant plus. 

Mais mis à part le fait que cela fasse vraiment mal sur le moment, je ne vois pas cela comme quelque chose de négatif.

Depuis petite, je me dis que peut être en ressentant ça, j'aide à enlever une part de la douleur qui est ressentie par l'autre. Et si c'est effectivement ça, alors je me dois de continuer. Si ces quelques minutes soulagent quelqu'un, alors peu importe ce que je ressens moi. Je le prend même à la rigolade. (J'ai mis du temps quand même hein... MOuarf !)

Mais je ne peux rien y changer, je n'ai même pas la plupart du temps d'informations sur ce que je ressens, je ne sais pas d'où ça vient vraiment, à moins que ce soit une âme qui se présente à moi sur le moment. 

Dans la semaine, je buvais un café avec une amie et je me suis contractée en avant à cause d'une douleur au ventre. Elle a paniqué en me disant "Mais qu'est ce qu'il y a ?" Et j'ai relevé la tête avec un sourire en lui disant "Ne t'inquiètes pas, je meurs et je suis à toi dans 2 secondes" Et nous avons ri à nous en faire mal aux abdominaux. 

Pour les gens qui me côtoient, c'est devenu très courant. Au début, ils étaient choqués, parce que cela induisait qu'une mort était en train de se passer, où bien que quelqu'un de décédé me faisait ressentir sa mort. (légèrement morbide en plein sirotage de café, je le reconnais... Un truc à péter l'ambiance, c'est pour ça que je le cache... En plus je n'aime pas que les gens s'inquiètent pour moi...) Mais comme je suis un véritable clown, je dédramatise très vite la chose avec un air débile ou une phrase à la con, sortie d'on ne sais où, qui détend immédiatement l'ambiance.

Je ne vois pas la mort de la même façon aujourd'hui. Je sais que la douleur ne dure pas. La mort est même une libération. Une fois décédé, nous n'avons plus mal. Nous sommes soulagés, entièrement. Et peu importe la mort, on y "survit". Dans le sens où peu importent les douleurs, elles sont supportables. Ça risque de créer un "taulé" ce que je suis en train de dire, car j'ai vraiment du mal à exprimer ce que j'ai envie de vous expliquer. Mais en gros, la douleur est bien souvent présente à la fin, au dernier souffle, uniquement pour nous rappeler que nous sommes encore vivants, pour encore quelques secondes. Jusqu'à ce que l'on se rende compte que nous n'en avons plus besoin. Que ce corps physique n'est qu'une illusion. Que nous sommes tout autre chose. 

Et dire que je me plains avec une grippe au point d'appeler des fois ma mère en rigolant et en disant "Maman, note mes dernières volontés, je crois que je vais mourir si tu viens pas m'amener des croissants au beurre..." lol (Elle vient rarement cependant et elle pense presque jamais aux croissants lol) mais bon après tout j'ai bien le droit de grapiller du coucounage hein, elle est à moi la grippe pour le coup ! Mirde !

C'est Coluche, ce grand bonhomme qui disait "Si l'on ne peut pas rire des choses graves, de quoi va t'on rire ?"

Cela amène aussi une autre question, celle du métabolisme des médiums. Mais ça cela fera l'objet d'un article futur !

 

@ bientôt quelque part mes anges ;)

 

Ps : Développer vos intuitions, n'inclut pas forcément cette particularité hein, continuez de vous ouvrir sans avoir peur ! Vous n'êtes pas tous destinés à vivre ça, promis juré !!!

Ps² : Petite précision : Je n'ai jamais ressenti une mort ou je me faisais gniaker le cerveau par des zombies, je trouve ça plutôt rassurant, nous sommes encore en sécurité ! Ouais ouais ! (Humour 36ème degré !)

 

Voici un nouveau dessin de Tomoyo, qui a été inspirée par cet article !

histoiredeblondes.jpg

 

 

Commenter cet article

Biche 21/11/2010 19:46



Tu dis, "mourir sur moi"


J'ai plutôt expérimenté ce que j'aurai tendance à appeler " mourir en moi"...


La noyade, horrible, cette sensation de ne plus avoir d'air...


Heureusement que c'est peu fréquent chez moi. Ma peur s'atténue vraiment depuis quelques mois. C'est bien, Alice, de pouvoir communiquer sur ce genre de  ressentis.


Si des psychiatres pouvaient te lire... Parceque lorsque l'on n'est ni schizophrène, ni dépressif, ni bipolaire, on est quoi?  



Alice Kara Medium 21/11/2010 20:19



On est médium lol



Chris 21/11/2010 19:03



Bonjour Alice, intéressant ce côté "éponge" qui te fais ressentir les énergies environnantes, pas facile tout de même, heureusement que tu ne travailles pas dans un hôpital ..... mais tous les
médium ne sont peut être pas tous sensibles comme toi ? je ne sais pas.


Fais attention à toi quand même pour ne pas négliger des signes cliniques qui pourraient survenir à un de tes organes, et les négliger, mais je pense que sur la durée tu pourrais faire la
différence.


A très bientôt et merci pour cet article. Bien à toi 



Alice Kara Medium 21/11/2010 20:21



J'ai beaucoup de mal à entrer dans un hôpital, et en général je n'y reste jamais bien longtemps !


(je suis le visiteur Flash Gordon lol)


Je fais la différence entre "ce qui est à moi" et ce qui ne l'est pas, heureusement, même si la différence est bien mince parfois... J'arrive à détecter les signes avant coureurs d'un quelconque
symptôme qui nécéssite des soins ;)


Bisous tout plein 



jardin zen 20/11/2010 18:41



bonsoir Alice
toujours un grand plaisir de te lire ...vrai le quotidien du médium est riche en évènements ,
tu en fais des moments"normaux" ,dans le sens non extra-ordinaires ,donc non effrayants ...on en rit avec toi ,une belle attitude pour avoir du recul ,de l'humour au 36 eme degré comme tu le dis
..;une leçon pour nous et notre quotidien plus "simple "
beau dimanche à toi
bizzzzzzz



sandra 20/11/2010 11:15



Bonjour ma belle,


Pfff depuis le mois de juillet, mon empathie s'emplifie ... Je n'ose plus sortir ... Je me sens très vulnérable ...
J'essaie de rester spectatrice ... C'est bizarre mais auparavant, je la ressentais émotionellement ...  maintenant cela ne me touche plus personnellement  mais des douleurs physiques
apparaissent ... Quelques jours, je suis submergée par la douleur et ensuite je suis touchée par la Grâce (je ressens un bien être formidable ...)


Est ce mon corps qui s'adapte à de nouvelles énergies ? surement ... 


Je comprends ce que tu ressens ... Tu as réussi à intéger ces maux, c'est super ! car quelques fois c'est vraiment difficile à ne pas devenir folle ... Tellement on se sent déconnecter de ce
monde ...


Je lâche prise et m'en remets entièrement à ceux de là haut et je les remercie ...


Je te fais un gros bisous Alice et passes une bonne journée


PS : Je suis une des gagnantes de ton concours ... je ne suis pas pressée ...  ne m'oublies pas


 



Alice Kara Medium 20/11/2010 18:25



Je ne t'ai pas oubliée t'inquiètes, je n'ai simplement pas trouvé le temps de vous contacter toutes les trois... Envoie moi un mail, ce devrait être plus calme cette semaine a venir normalement !
On trouvera un créneau :)


Bisous



Stephanie 20/11/2010 09:33



Je suis contente que tu aies écrit cet article ! Même si c'est dur à lire par tout ce mal que tu as ressenti ... Je me rends davantage compte que je t'admire énormément !


Une seule question me vient à l'esprit à quoi ça nous sert de mourir si nous ne sommes pas capable d'en ressentir le soulagement lors des souffrances passé ???


Je t'embrasse ma belle



Alice Kara Medium 20/11/2010 18:26



Nous le ressentons ce soulagement, au centuple ;)


Bisous tout plein !



sylvie 20/11/2010 07:54



Comme quand tu enlèves la douleur à quelqu'un, on ressent la douleur à l'endroit précis quand elle s'en va de la personne...


mais dans ton cas, comment savoir que la douleur est bien celle d'une "personne" extérieure et pas ta douleur Alice ?


gros gros bisousss Alice



Comme un Bourgeon 20/11/2010 06:17



Ouais moi aussi je réponds en direct Live ! Je vais poster au commentaire numéro 1 ça va me changer du 11  
(ou pas si ça se trouve jvais avoir la surprise du 2 ) C'est rigolo ton article rejoin mon commentaire fait il y a quelques minutes sur mes problèmes d'empathie .. on est au diapason là huhu


Ca me fait penser que l'autre fois, tard dans la rue, j'ai croisé une femme avec des amies, et en la voyant, je me suis pris un grand coup de couteau à gauche dans le ventre. Ca avait l'air très
réél, je me suis presque pliée en deux, avec l'impression qu'il y avait bien un "truc" .. ça a duré une demi heure ! Du coup moi qui pensait que c'était peut être dû à une très grosse angoisse de
cette Dame je commence à avoir un doute car elle avait l'air assez perdue mais pas blessée ..


Sans même parler de défunt, les émotions de certaines personnes me font parfois un effet boeuf. Exemple, une amie a eu une monté d'adrénaline et de colère carabinée .. je me suis levé et j'ai
senti le tout me remonter dans le cerveau, je tenais plus debout et je tournais de l'oeil ... je la regarde et lui dit: "oulà faut te détendre " looool Elle était raide comme un piquet



Nolwenn 20/11/2010 06:08



Tu m'étonnes ! 



Alice Kara Medium 20/11/2010 06:09



Je suis sure qu'ils attendent l'arrivée des zombies pour arrêter ! 



Nolwenn 20/11/2010 06:04



Apprentissage de la compassion. Compassion et empathie vont plus que de paire donc c'est logique.



Alice Kara Medium 20/11/2010 06:06



Oui tout à fait, m'enfin là c'est bon, c'est intégré hein... lol


Il est marrant lui ! lol



Nolwenn 20/11/2010 05:59



D'accord. Parce que je me souviens de ce que S. m'avait dit de sa vie quand je l'ai consultée en 2008 "ne fais pas comme moi, assume, ne te laisses pas marcher sur les pieds car moi ça m'a amené
deux opérations cardiaques; et je suis pourtant jeune et en bonne santé". (bref, pas médium moi mais apparemment d'autres choses à assumer)



Alice Kara Medium 20/11/2010 06:02



Je pense que si on lutte, effectivement, au lieu d'accepter cette forme là de ressentis, on peut épuiser notre corps rapidement et donc lui occasionner des désagréments. Laisser faire est la clef
de la santé je dirais...


Tiens précision d'Obiwan sur l'article : "Apprentissage de la compassion." humpf !



Nolwenn 20/11/2010 05:50



Je viens d'avoir une illumination: est-ce donc parce que la plupart du temps l'empathie des morts vécus par les esprits va de paire avec la mediumnité et donc que parfois votre coeur s'arrête
même l'instant d'une nano seconde par-ci par-là que pas mal de médiums connaissent des crises cardiaques plus ou moins sévères au cours de leur vie ?



Alice Kara Medium 20/11/2010 05:53



HUM HUM... J'ai jamais réfléchis à ça... lol


C'est surtout pour ça que beaucoup de médiums se retrouvent dans des hôpitaux psychiatriques, parce qu'ils n'arrivent pas à gérer...


Mais ça peut oui... Je n'ai pas d'infos là dessus. Mon petit coeur d'artichaut semble bien accroché ;)


Bisous brunette !



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